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Que va-t-il arriver à NJPW Wrestle Kingdom 13 ?
Le 10/10/2018
Le Main-Event a été officialisé : nous sommes donc officiellement en route vers Wrestle Kingdom 13 ! Et quelle année de rebondissements, de grands moments et de grands matches que nous avons vécu une nouvelle fois ensemble ! Et face aux développements futurs déjà en marche et aux incertitudes de l'avenir, il est temps tout d'abord de s'attarder sur ce grand rendez-vous le 4 janvier 2019 au Tokyo Dome et d'en percevoir ensemble les matches, les gagnants, les enjeux et les conséquences à venir. N'hésitez pas à en discuter en commentaires et à partager ses prédictions, ainsi que les vôtres, sur la page Facebook de The Alt ou sur Twitter.
(Pré-Show) New-Japan Rumble
Depuis Wrestle Kingdom 9, la NJPW rassemble chaque année le reste de son roster non-impliqué sur la carte du show principal dans une bataille royale d'avant-show. A l'instar du traditionnel Royal Rumble de la WWE le même mois, elle peut aussi figurer des invités surprises et des revenants. L'an dernier, c'est un ancien catcheur de la New-Japan et de feue sa rivale UWFi, Masahito Kakihara, qui l'a remporté dans une sorte de célébration de sa guérison. Ce dernier avait arrêté prématurément sa carrière après une grave blessure au dos. Dans la même veine de bonnes publicités, la star de la J-Pop Momoka Ariyasu avait permis la victoire de Jado (l'ex-partenaire in-ring de Gedo, désormais son partenaire au "booking") à WK 10. Quant aux gagnants membres actifs du roster, Yuji Nagata et Michael Elgin en sont chacun ressortis avec des matches de championnat la tournée suivante, The New Beginning.
Cette année, je préférais voir les chers "bookers" se focaliser sur cette deuxième catégorie : à savoir des catcheurs actifs à qui cela pourrait profiter d'une façon ou d'une autre dans le schéma global de la NJPW.
Gagnant :
- Option 1 : Tomoaki Honma
Après une terrible blessure à la nuque qui lui a demandé plus d'un an de récupération, Tomoaki Honma est revenu - qu'on se le dise - difficilement sur le ring à la fin du G1 Climax 28. Il a depuis relancé son duo, Great Bash Heel, avec Togi Makabe en amont du tournoi World Tag League de novembre-décembre prochain. Malgré ce retour tout en émotions et le boost qui l'accompagne, je ne vois pas l'équipe de vétérans remporter le dit tournoi. Ainsi, en compensation et pour continuer de capitaliser malgré tout sur ce retour, une victoire de Tomoaki Honma ici serait tout à fait concevable et profitable.
Le roi du Kokeshi pourrait même réclamer un match de championnat NEVER après coup et, même si c'est pour le perdre, finir de profiter de ce pic d'intérêt du public en sa faveur.
- Option 2 : Flip Gordon
Bataille royale oblige, la New-Japan a eu tendance jusque là à favoriser les poids-lourds. Néanmoins, le New-Japan Rumble est ouvert à tous. Après de belles performances lors de la tournée Honor Rising suivi d'une excellente participation au Best of the Super Juniors Tournament, le jeune Flip Gordon s'est fait discret sur le rings de la NJPW en ce second semestre et ne participera pas à la Super Junior Tag League comme pressenti.
En échange, une victoire surprenante face à un public qui le connaît et l'apprécie déjà continuerait de solidifier son statut au sein de la division Junior et pourrait même lui suffire à affronter le champion Junior sortant au prochain super-show ou à la Ring of Honor, sa promotion-mère - tout en gagnant l'attention du reste du monde via Being The Elite sur YouTube.
- Option 3 : Katsuya Kitamura
Dernière option valable selon moi, mais sans la moindre rumeur à mon appui, reste le retour éventuel du gargantuesque et tout aussi sympathique Kitamura. Gravement commotionné en février dernier lors de sa série de matches de test avant sa promotion officielle dans le roster de la New-Japan, l'ex-"young lion" avait annoncé la fin probable de sa carrière de façon inattendue. Mais comme on dit dans le catch : "never say never". Sans avoir officialisé véritablement sa prise de retraite, il reste possible - comme pour un certain Katsuyori Shibata - que le géant Kitamura revienne un jour sur les rings nippons. Quoi de mieux qu'en invité surprise et gagnant du premier match de Wrestle Kingdom 13 ?
IWGP Junior Tag Championship - 3-Way Match : Suzuki-Gun (Yoshinobu Kanemaru & El Desperado) © vs. RPG 3K (YOH & SHO a/ Rocky Romero) vs. L.I.J. (BUSHI & Shingo Takagi)
Les mois de novembre et décembre marquent la saison des divisions par équipe de la NJPW. Comme annoncé après King of Pro-Wrestling 2018, nous aurons d'abord droit à la Super Jr. Tag League dont les gagnants seront déterminés lors de Power Struggle 2018 et remporteront un match de championnat Junior Tag IWGP à WK 13. face aux champions défendants : à savoir, très certainement les actuels titulaires, Yoshinobu Kanemaru & El Desperado.
Avec l'établissement de nouveaux duos, tels que BUSHI & Shingo Takagi côté Los Ingobernables de Japon ou Taiji Ishimori & Robbie Eagles côté Bullet Club OGs, il est difficile de désigner un favori absolu. Néanmoins, selon moi, les gagnants nécessaires et nécessiteux ne sont nuls autres que les précédents gagnants du tournoi et anciens champions, Roppongi 3K. Rien de tel pour les remettre en selle et rebooster leur crédibilité que de prouver une fois de plus leur supériorité sur la division. Cela étant dit, après ses débuts surprises à King of Pro-Wrestling, le beau Shingo (et son nouveau co-équipier désigné) a besoin de rester sur une pente positive.
Ainsi, si RPG 3K pourrait s'arroger la finale, il est au moins certains que le duo de L.I.J. devra battre les champions en chemin - obligeant la NJPW à tenir un tel 3-Way Match. Enfin, s'il est certain que les ceintures devront changer de mains le 4 janvier (Yoshi & Despy les ont eu bien assez longtemps), il serait, je crois, plus judicieux de les donner à BUSHI & Shingo. Leur union (et avec, les débuts de Shingo) serait ainsi solidifiée et une nouvelle rivalité enclenchée face aux "babyfaces" SHO & YOH ... reculant encore un peu leur retour en force sur le devant de la scène pour en faire un dénouement encore plus spectaculaire !
Gagnants : L.I.J.
IWGP Tag Team Championship - No DQ - Tornado Tag Match : G.O.D. (Tama Tonga & Tonga Loa a/ King Haku) © vs. The Young Bucks (Nick & Matt Jackson)
Tout comme, chaque été, le G1 Climax suit le BOSJ, chaque hiver, la World Tag League suit le Super Jr. Tag Tournament. Le division poids-lourd par équipe de la NJPW présente de nombreux atouts dont deux nouveaux duos de poids : les Young Bucks et les Golden Lovers. Malheureusement, concernant les premiers, les rumeurs indiquent qu'ils ne participeront très certainement pas à la compétition du fait de leur agenda chargé (justifié de façon "kayfabe", par l'état pitoyable du dos de Matt Jackson). Quant aux seconds, avec Kenny Omega champion et d'ores et déjà occupé par le Main-Event de WK 13, aucune chance (ou presque ?) que son fragile duo avec Kota Ibushi s'en sorte avec un match de championnat par équipe le même soir. Mais rien ne dit que ces deux équipes ne seront pas activement impliquées.
En dépit des efforts et positions de K.E.S., SANADA & EVIL ou encore Great Bash Heel, il est une rivalité qui prime actuellement et qui ne possède pas encore de conclusion du fait des nouveaux développements initiés à King of Pro-Wrestling 2018 : Bullet Club Elite vs. Bullet Club OGs. Afin de ne pas l'oublier, les frères des îles Tonga pourraient dans un premier temps avoir à affronter, pour la première fois, les Golden Lovers en finale de la World Tag League. Et cela ne serait pas une première s'ils étaient amenés à la remporter en tant que champions, profitant des dissenssions naissantes entre les Omega et Ibushi. D'autre part, cela permettrait alors aux Young Bucks de saisir l'occasion de les provoquer dans un violent rematch de Fighting Spirit Unleashed.
Vainqueurs, les "showrunners" de Being The Elite auront ainsi pris leur revanche et pourront débuter un règne digne de ce nom. Quant à Tama Tonga, il pourra toujours se raccrocher à sa victoire sur les Golden Lovers pour demander un match de championnat face à un Kenny Omega toujours champion, lors d'un des shows The New Beginning le mois suivant.
PS : Sans rien à faire d'autre sur la carte, je verrais bien Marty Scurll (et même Chase Owens et Yujiro Takahashi, pourquoi pas) garder le coin des Young Bucks afin d'équilibrer les forces aux besoins - surtout si Bad Luck Fale décide de s'en mêler aussi. Et puis, qui n'aurait pas envie de voir Marty tenter de briser les doigts de Haku ?!
Gagnants : The Young Bucks
IWGP Junior Heavyweight Championship Match : KUSHIDA © vs. Taiji Ishimori
Suite à la blessure à la nuque de l'ex-champion Hiromu Takahashi, KUSHIDA a remporté le titre champion Junior Heavyweight IWGP vacant contre Marty Scurll à King of Pro-Wrestling 2018. Pris par la Super Junior Tag League prochainement (aux côtés de Chris Sabin, l'ex-partenaire de son ex-partenaire), KUSHIDA n'aura sans doute pas à défendre son nouveau bien avant WK 13. Autrement dit, à moins que PAC décide de quitter la Dragon Gate plus tôt que prévu, son adversaire sera sûrement extrait de l'un des participants de ce même tournoi.
Nouveau Bone Soldier depuis le dernier BOSJ, dont il a été un dangereux finaliste, Taiji Ishimori profite actuellement d'un regain de visibilité en participant aux méfaits des Bullet Club OGs. Battre le champion Junior lors du tournoi lui donnerait l'argument pour s'octroyer sa propre attention et lui donnerait ce match de championnat qu'il n'a pas pu recevoir avant la blessure d'Hiromu.
Pour fortifier son sixième règne solo (et pour prouver, une fois, de plus qu'il est l'un des meilleurs catcheurs au monde), KUSHIDA devrait ressortir victorieux d'une bataille s'annonçant difficile - que ce soit en considérant le style impactant et puissant de l'ancien GHC Junior Heavyweight Champion de la Pro-Wrestling NOAH ou les possibles interventions de la part du Firing Squad. Taiji Ishimori aura, quant à lui, toujours une ceinture NEVER Openweight 6-Man à la hanche en sortant et pourra se rattrapper au prochain BOSJ, fort de cette belle performance au Dome.
Gagnant : KUSHIDA ©
IWGP United States Championship - 4-Way Match : Cody © (a/ Brandi Rhodes) vs. Juice Robinson vs. Beretta vs. Hangman Page
Avec le gain de Cody sur un Juice Robinson affaibli par un G1 Climax 28 très pauvre en victoires, la direction de l'IWGP United States Championship semble s'être embrouillé. Rien de mieux alors pour la re-stabiliser que de reconsidérer les différents challengers possibles, de les rassembler pour les comparer et former une nouvelle hiérarchie. Traduction : organiser un 4-Way Match et en tirer les conséquences ensuite.
Avec Juice Robinson prêt à prendre sa revanche, disons après une bonne performance aux côtés de David Finlay au cours de la World Tag League, il consistue une présence obligatoire. Battu par Jay White à Strong-Style Evolved, Hangman Page a depuis remonté la pente avec une belle première impression au sein du G1 Climax 28. Star à part entière de Being The Elite et ALL IN, sa cote a qui plus est bien augmenté. Quant à Beretta, challenger impressionnant face à Kenny Omega l'an dernier, il est revenu du banc de touche depuis peu et profiterait bien d'un peu d'attention - en plus d'un beau parcrous dans la WTL. Cette brochette devrait être tout à fait suffisante pour menacer le règne de 'The American Nightmare' et re-structurer la "title picture".
Contre toute attente, je vois Hangman Page l'emporter pour profiter de la stipulation ne l'obligeant pas à heurter son compatriote du Bullet Club Elite pour se faire. Beretta et Juice Robinson deviendrait, de facto, ses prochains challengers naturels - d'autant que 'The Flamboyant' excelle davantage dans le rôle du poursuivant que du poursuit.
Quant aux absents qui leur sont liés - je pense respectivement à David Finlay, Chuck Taylor, Chase Owens ou même Yujiro Takahashi -, ils pourraient très bien servir de challengers de seconde zone pour l'un ou l'autre des trois premiers cités plus tard dans l'année.
Gagnant : Hangman Page
Lumberjack Deathmatch : Minoru Suzuki vs. Tomohiro Ishii
Entre les petites guéguerres face à Tetsuya Naito, Minoru Suzuki n'a eu de cesse de croiser Tomohiro Ishii sur son chemin. Lors de Strong-Style Evolved UK pour le compte de l'alliée britannique de la NJPW, RevPro, il lui a même pris son titre de championnat British Heavyweight. Une revanche est d'ailleurs prévu pour Global Wars UK 2018. Ainsi, si leur rivalité risque de se terminer en Angleterre, elle a des chances de continuer malgré tout sur les côtes nippones à moins qu'ils finissent par régler leurs comptes en face-à-face (ce qui constituerait, en plus, pour les fans britanniques une "belle" si tant est qu'Ishii récupère son titre dimanche prochain).
Evidemment, comme souvent avec le Suzuki-Gun, cela impliquera que 'The King' ne viendra pas seul. La seule solution resterait donc d'organiser un Lumberjack Deathmatch (comme l'aime à les appeller la New-Japan) pour équilibrer les chances de chacun. De plus, cela permettrait à plusieurs catcheurs a priori absents de la carte - Hirooki Goto, Toru Yano, YOSHI-HASHI, K.E.S., Taichi, etc - de profiter des lumières du Tokyo Dome.
Certes perdant de son précédant match à Wrestle Kingdom, je verrais davantage Minoru Suzuki concéder une nouvelle fois la victoire à un membre de CHAOS. D'une part pour donner l'impression de renforcer le groupe CHAOS lui-même avant le Grudge Match opposant Kazuchika Okada et Jay White plus tard dans la soirée. D'autre part pour offrir enfin à Tomohiro Ishii une grande victoire en solo sur la plus grande scène de l'année.
Gagnant : Tomohiro Ishii
Zack Sabre Jr. (a/ TAKA Michinoku) vs. EVIL
Après sa défaite certaine face Chris Jericho dans le prochain Main-Event de Power Struggle 2018, EVIL voudra très certainement prendre sa dûe revanche contre Zack Sabre Jr. qu'il attendait à King of Pro-Wrestling. L'organiser pour Wrestle Kingdom 13 représenterait en plus une belle preuve de confiance offerte à deux upper mid-carders incarnant l'avenir de la compagnie.
Dans ce clash certain de styles in-ring diamétralement opposés, je favoriserais néanmoins le plan narratif. Dans leurs différents matches, ZSJ a toujours eu le dessus sur EVIL. Trompé, agressé puis battu, EVIL aura toutes les raisons de donner tout le "Burning Fighting Spirit" cher à la NJPW qu'il a en lui pour résister à la supériorité technique de son adversaire.
Et qui ne verrait pas non plus qu'il en profiterait ensuite pour se la jouer SANADA en affrontant Tetsuya Naito, nouvellemment couronné champion Inter-Continental, dans un match de championnat "amical" à The New Beginning ?
PS : A l'instar de Marty Scurll dans un autre match plus haut, SANADA pourrait tout à fait soutenir EVIL exceptionnellement aux abords du ring afin d'empêcher toute intervention de TAKA Michinoku et surtout de se montrer présent lors du plus grand show de l'année.
Gagnant : EVIL
NEVER Openweight Championship Match : Will Ospreay © vs. Kota Ibushi
Parfois, entre les super-shows mensuels, les shows "Road To" des différentes tournées de la NJPW peuvent réserver de belles surprises. Aucune, peut-être, n'a jamais été à la hauteur inattendue de Will Ospreay & Tomohiro Ishii vs. The Golden Lovers, tenu début septembre en préparation du match opposant Kenny Omega à Ishii quelques jours plus tard. Quatre des meilleurs catcheurs de la planète ont réussi à promouvoir non un mais deux matches sans qu'on leur demande (ou pas ?). En effet, montrant une alchimie surprenante pour deux catcheurs ne s'étant rencontrés qu'à de très rares reprises et jamais dans des conditions de face-à-face , Will Ospreay et Kota Ibushi ont suscité auprès du public chauffé à blanc du Korakuen Hall le désir qu'ils semblaient avoir de s'affronter.
Et le timing ne pourrait pas être aussi parfait qu'il ne l'est actuellement. Ospreay est récemment monté en grade et va rejoindre petit à petit la division poids-lourd : son premier test étant de récupérer le titre NEVER Openweight (non-réservé aux poids-lourds, c'est adéquat) des mains de Taichi. Quant à Kota Ibushi, malgré son envie d'affronter 'The Sky King', il a dû suivre la direction de Kenny Omega ... jusqu'à les premières dissensions apparues à Fighting Spirit Unleashed puis à King of Pro-Wrestling 2018. Tout indique donc que rien n'empêchera Kota Ibushi d'aller voir ailleurs le temps d'une soirée et pour Will Ospreay de le choisir lui-même, comme premier challenger.
Malgré la fraîcheur de son nouveau grade, son potentiel et son talent, j'estime que Will Ospreay n'est pas prioritaire ici. Après avoir perdu le G1 Climax 28 puis le Main-Event de King of Pro-Wrestling, Kota Ibushi doit reprendre en main sa carrière solo avant de se diriger doucement vers une collision titanesque contre son Golden Lover. Devenir champion temporairement remplirait parfaitement cette condition. Quant à Will Ospreay, il aurait tout le temps l'an prochain de révolutionner le style attaché tacitement depuis l'ère Katsuyori Shibata, au titre NEVER afin d'en faire réellement le sien.
Gagnant : Kota Ibushi
IWGP Inter-Continental Championship Match : Chris Jericho © vs. Tetsuya Naito
Suite aux événements de King of Pro-Wrestling 2018, c'est de toute évidence le match que nous aurons pour le titre Inter-Continental IWGP au Tokyo Dome - une fois Power Struggle terminé. Après une défaite compliquée contre Chris Jericho et un G1 Climax 28 infructueux, Tetsuya Naito a besoin de se remettre sérieusement sur les rails du Main-Event si la NJPW ne veut pas fragiliser sa popularité davantage. Un nouveau règne à durée indéterminé en tant que champion Inter-Continental IWGP devrait être le minimum suffisant. Et une revanche contre Zack Sabre Jr. à Power Struggle devrait suffire à le rendre éligible au titre de challenger.
J'attends de ce match qu'il se différencie le plus possible de leur bagarre de chiffoniers brouillonne de DOMINION. Mais, surtout, qu'il puisse se terminer par une victoire décisive et catégorique du 'Stardust Genius'.
Après coup, Naito aura tout loisir de ramasser les miettes du clash Omega-Ibushi et Jericho pourra très bien s'en prendre à un Hiroshi Tanahashi, Kazuchika Okada ou une star montante pour conclure son séjour à temps partiel à la NJPW.
Gagnant : Tetsuya Naito
Kazuchika Okada vs. Jay White
Si le dénouement concernant les deux hommes à King of Pro-Wrestling 2018 ressemblait plus à un cliffhanger de RAW Is War avec Okada dans le rôle de The Rock et Jay White & Cie dans le rôle du Corporate Ministry, les racines de cette "feud" sont évidemment bien plus anciennes. En janvier, Kazuchika Okada acceptait le 'Switchblade' dans son clan CHAOS après le refus de ce dernier de rejoindre le Bullet Club affaibli de Kenny Omega. Dès lors, le voeu de zizanie du jeune Néo-Zélandais se réalisait petit à petit : d'abord par de simples commentaires provocants, puis par sa victoire sur son leader théorique lors du G1 Climax 28 jusqu'à sa manipulation de YOSHI-HASHI en septembre. A Destruction in Kobe, il s'est définitivement séparé de CHAOS en s'octroyant les services traîtres de Gedo, ex-manager d'Okada. Puis, cette semaine, en acceptant l'invitation impromptue des Bullet Club OGs de former une alliance.
Ce Grudge Match est donc désormais indissociable de la carte de Wrestle Kingdom 13 et permettra, si ça ne tenait qu'à moi, de relancer la carrière d'un Kazuchika Okada en pente douce depuis sa défaite démoralisante, coincidant avec la perte de son titre de champion poids-lourd IWGP et de 'Ace', de DOMINION. Comme il faut s'en douter néanmoins, ceci ne sera très certainement que le premier chapitre d'une narration plus longue ... à suivre !
Gagnant : Kazuchika Okada
IWGP Heavyweight Championship Match : Kenny Omega © vs. Hiroshi Tanahashi
Ce qui nous amène bien sûr à discuter du Main-Event pour le titre de champion poids-lourd IWGP détenu par Kenny Omega. Un combat de générations, de mondes et de philosophies opposées. D'un côté, le premier grand règne encore neuf de la première véritable top-star "gaijin" et internationale de la NJPW. De l'autre, la renaissance certes éphémère mais soutenue coeurs et âmes par les fans japonais de l'ancien visage de la compagnie. D'un côté, la poursuite de l'expansion internationale de la NJPW vers l'Occident et ailleurs. De l'autre, l'assurance que le nouveau régime exécutif - justement très occidental - ne sacrifiera pas le territoire japonais et ses stars. D'un côté, le box-office et le buzz mais l'incertitude d'une capitalisation sur la durée (WWE, ira-ira-pas, en vérité qui sait ?). D'un autre, le manque de nouveauté et de création de nouvelles stars mais la garantie d'une loyauté sans borne. Mais quoi qu'il arrive, l'assurance d'un match frais, épique et historique. C'est tout ce que l'on peut en attendre d'un Main-Event pour Wrestle Kingdom (prends-en de la graine, WrestleMania !).
En autres choses, aux vues du contexte et des différentes rumeurs circulant actuellement, je pense plus probable que Kenny Omega restera à la NJPW au moins (autrement dit : si ce n'est plus) jusqu'au G1 Supercard, le show inter-promotionnel partagé avec la Ring of Honor au Madison Square Garden en avril prochain. Et qui plus est, qu'il y participera en tant que champion, espérons-le, pour faire face à Kota Ibushi. Quant à Hiroshi Tanahashi, je suis tout à fait de l'avis qu'il a encore de quoi offrir au moins un règne de champion au top de la New-Japan, mais le timing n'est pas tout à fait en sa faveur. Un règne de champion Inter-Continental serait, là encore, plus adéquat - surtout une fois que Tetsuya Naito s'orientra de nouveau vers le titre d'Omega.
Gagnant : Kenny Omega ©
What I Liked This Month : Les Matchs du Mois - édition septembre 2018
Le 10/10/2018
Après le mois d'août et la fin d'un gargantuesque G1 Climax 28, voyons aujourd'hui ce que septembre nous a donné. Entre le plus grand événement du catch indépendant ALL IN et les nouveaux développements du côté de la NJPW, difficile pour les autres de se démarquer ... Et pourtant, la ROH et le clan "freelance", STRONGHEARTS, ont réussi !
Hangman Page vs. Joey Janela a/Penelope Ford – Chicago Street Fight (ALL IN – 01/09/18 – Hoffman Estates, Illinois, Etats-Unis)
L'adversaire du meurtrier de Joey Ryan, Hangman Page, n'était pas celui que beaucoup - moi-même y compris - s'attendaient. Le choix logique aurait été la victime elle-même - seulement pensée pour morte - Joey Ryan, pour qu'il prenne sa revanche, mais tout cela appartient désormais à un segment post-match rempli de pénis géants. Les Bucks & Cody avaient en effet trouvé un autre Joey pour s'opposer à ce paranoiaque de Page, la "rising star" de la scène indy américaine : Joey Janela. Et si il y avait bien quelqu'un qui n'aurait pas eu peur de se faire tuer, c'est bien lui !
A l'approche de ce match, je me disais qu'on pouvait avoir quelque chose d'assez spécial entre les deux dans ce Chicago Street Fight, tant ils n'ont pas peur de prendre des risques. Je crois que mon pressentiment n'avait pas tort ...
Premièrement, les deux n'ont pas perdu de temps : pas de "Collar and Elbow Tie Up" traditionnel qui n'aurait été pas naturel dans ce genre de stipulations. A la place, Page a commençé directement avec un Tope Suicida sur Janela juste avant que ce dernier ne lui rende la pareille. L'utilisation de la stipulation est ensuite monté crescendo. Le 'Bad Boy' s'est servi du placement de produit pour Cracker Barrel (l'un des sponsors du show) pour effectuer une Sommersault Plancha sur Page dans le public - littéralement avec un tonneau ! En réponse, Page - grand fan de ce restaurant avec ses compères de Being The Elite - lui a fait payer avec un dangereux Burning Hammer sur une échelle que Janela avait disposé en appui sur le bord du ring. Ce dernier a sûrement dû remercier plus tard sa "bad girl", Penelope Ford, pour son aide contre Page avec une excellente séquence, lui permettant de placer une Diving Elbow Drop sur une table plus bas à l'extérieur. Cependant, toujours dans cette escalade de la violence, Hangman lui a rendu la monnaie de sa pièce avec une effroyable Powerbomb depuis la rampe d'entrée sur deux tables en contrebas !
Enfin, outre ses excellents "spots" classiques de Street Fight, ce combat comportait des références à Being The Elite et à l'affaire Page-Ryan, comme les Talking Boots qui donnèrent un avantage à Janela de revenir avec un Superkick. Mais ce fut l'arme du crime - un téléphone - qui donna la victoire au Hangman, prêt à tuer un autre Joey avec. Si ce n'est pas le fil autour du cou qui sonna son glas, c'est définitivement ce Last Rite depuis l'échelle direct sur une table en contrebas qui termina le 'Bad Boy'.
La valeur d'un tournoi ou comment rendre le catch sportif
Le 17/09/2018
En parallèle de votre lecture de cet article, écoutez le dernier numéro de Catchacast, notre podcast partenaire, consacré à l'entièreté du NJPW G1 Climax 28 - le tournoi le plus prestigieux de l'année.
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Le catch : un sport fictif
On a parfois tendance à l'oublier mais le catch est un sport fictif. Style de combat underground et "carny" à l'origine, la lutte professionnelle - traduction du terme "pro-wrestling" qui désigne le catch en anglais - a été ensuite remodeler en un sport légitime, concurrençant même la boxe au début du siècle dernier. Ce n'est seulement que pour la rendre plus divertissante (parce que voir Frank Gotch vs. George Hackenschmidt pendant deux heures et trois minutes pouvait achever n'importe qui, même à l'époque) que le "sport" se retrouva de plus en plus "truqué" par des esprits créatifs et commerciaux comme Ed 'Strangler' Lewis (un vrai de vrai, prêt à sacrifier sa réputation) et Toots Mondt (alors futur associé de Vince McMahon Sr.). Une fois la nouvelle méthode fictive de fabrication du catch découverte par la presse, le sport n'en était plus un aux yeux d'un public trahi.
Puis, tandis qu'El Santo se faisait la main sur les rings de Mexico et dans ses salles de cinéma et que Rikidozan devenait le plus grand champion de l'histoire du Japon en remodelant un art ennemi, le catch américain reprit en crédibilité et réputation avec l'essor de la télévision et la stricte politique de "booking" de la nouvelle National Wrestling Alliance - une institution administrative, garante de l'esprit sportif d'une mascarade de compétition politisée, dirigée par une assemblée mafioso. Dès lors, et jusqu'aux envolées lyriques des années 1990 et à l'effondrement volontaire du quatrième mur deux décennies plus tard, la réelle orchestration de ce sport fictif fut caché sous le nom de code "kayfabe" (ou "keep it fake", en vieux jargon "carny"). Une nouvelle chance était donnée aux promoteurs d'arranger la réalité compétitive des matches et rivalités en clamant produire de la violence authentique. Ainsi, plus un match, un show, une rivalité était exécuté avec réalisme, plus il avait de chance de tromper le public et de le surprendre, de l'emballer et de le rendre accroc. Et ce, que la promotion se réclame d'une identité de "catch pur", dans la plus sportive et traditionnelle des formes, ou de "divertissement sportif", jouant sur les personnages, leurs relations et leur influence sur le déroulement du show.
La formule du tournoi, la solution de réalisme
Et quoi de mieux pour rendre un sport fictif réaliste que d'emprunter une formule sportive et compétitive établie - celle du tournoi. Les plus grands événements sportifs sont des tournois, ou des "coupes", divers et variés. Ils peuvent être simples et linéaires comme Roland Garros pour le tennis ou complexes et denses comme la Coupe du Monde de Football. Ils rassemblent généralement les meilleurs athlètes de leur domaine et déterminent le ou les meilleurs d'entre eux. Ils sont le plus souvent représentatifs de l'état de l'art d'un sport et responsables de son avenir (changement de classement, passage de flambeau, innovation technique, etc).
En essence, le tournoi est une simulation humaine de la sélection naturelle : de vieilles mutations et de nouvelles vont s'affronter dans un environnement donné dans le cadre d'une compétition, quelle soit intra-espèce ou inter-espèce. Seules celles qui réussissent à passer à travers le filtre compétitif mérite d'être conservés et de continuer l'aventure de la vie. Evidemment, il est rare que les tournois soient aussi radicales : à moins qu'un accident ne survienne, les perdants peuvent très bien être les gagnants de demain - et vice-versa. En ce sens, la formule du tournoi inculque non seulement du réalisme dans un contexte catchesque mais peut aussi servir à différents aspects narratifs, inhérents à son fonctionnement.
Créer une star
En premier lieu, organiser un tournoi est le meilleur moyen pour un promoteur de connecter un catcheur particulier à un public et d'en faire un champion, littéralement ou non, reconnu et crédible. Evidemment, la première condition à remplir est de choisir un catcheur un minimum solide athlétiquement et techniquement sur le ring pour renforcer le réalisme de l'exploit souhaité. L'élu en question peut très bien être déjà être un Main-Eventer dont la dominance doit être affirmée ou revigorée - ce fut le cas de Tetsuya Naito lors du NJPW G1 Climax 27 en août 2017. Ou, et c'est le plus intéressant, être un individu en dehors de la liste des favoris.
En impressionnant le public et la critique au cours de ses matches et en remportant finalement la compétition malgré ses maigres chances initiales de l'emporter, le vainqueur prouve sa valeur avec réalisme et s'affirme automatiquement comme une force incontournable, au-dessus de tous les autres compétiteurs. Le promoteur crée ainsi une toute nouvelle star - ainsi qu'un moment inoubliable pour le public et, potentiellement, l'histoire de la promotion ou d'un quelconque championnat. On retrouve exactement cela avec la première édition de l'United Kingdom Championship Tournament de la WWE et son vainqueur Tyler Bate.
Centré autour de l'incontrôlable Pete Dunne, présenté en train de violenter ses adversaires pour affaiblir la compétition en sa faveur dans de nombreux segments en coulisses, ce tournoi de janvier 2017 semblait avoir été destiné au 'BruiserWeight'. Néanmoins, au travers de performances surprenantes et excitantes, le jeune et effacé Tyler Bate va combler le public du Royal Albert Hall pour, match après match, en devenir le chouchou. Une fois qualifié en finale, Tyler Bate n'était plus considéré comme l'invité surprise ou le "darkhorse" de la course mais le pourfendeur possible du dévoreur tricheur, Pete Dunne. Le tout donnait à ce match final un classicisme catchesque des plus appréciables : le favori, prêt-à-tout pour éliminer la compétition et remporter le titre, face à la surprise d'un jeune prodige à la sympathie aussi grande que sa maîtrise technique. En donnant la victoire à ce dernier, la WWE (plus précisément, Triple H et William Regal) a réussi à créer deux stars et une rivalité - en plus d'un nouveau titre de championnat.
Faire l'état de l'art ou l'innover
Historiquement, la formule du tournoi n'a jamais été de l'apanage du catch occidental (américain ou britannique) ou mexicain. Les premiers à l'avoir pleinement exploités sont les Japonais, avec la World Big League de la compagnie de Rikidozan, Japan Wrestling Association. De la fin des années 1950 au début des années 1970, la JWA a tenu cette compétition style "round-robin" (ou "système de poules" en français) chaque année pour confronter ses meilleurs catcheurs locaux ou "meilleurs" catcheurs étrangers, principalement américains, et surtout mettre en avant Rikidozan puis ses disciples, Giant Baba et Antonio Inoki. Une fois la JWA enterrée, ces deux derniers reprirent la même formule pour lancer respectivement le Champion Carnival de l'AJPW et le G1 Climax de la NJPW.
Peu importe le format - simple élimination ou "round-robin" - un tournoi rassemblant parmi les meilleurs catcheurs du plus large spectre géographique ou stylistique possible favorise nécessairement la meilleure démonstration in-ring contemporaine voire même future. C'est aujourd'hui ce qu'illustre le Battle of Los Angeles Tournament de la Pro-Wrestling Guerrilla ou, plus NJPW-centré, le G1 Climax. Mais si l'histoire ne devait n'en retenir qu'un, c'est la toute-première Super J-Cup de la NJPW en 1994.
Tournoi à simple élimination tenu lors d'une unique soirée au légendaire Sumo Hall de Tokyo, il fut qualifié de "meilleure soirée de catch de tous les temps" par le célèbre journaliste et critique américain, Dave Meltzer. Ouvert à différentes promotions japonaises indépendantes - telles que la Michinoku Pro avec TAKA Michinoku et The Great Sasuke et la FMW avec Hayabusa et Ricky Fuji - ainsi qu'à la mexicaine Consejo Mundial de Lucha Libre, avec Negro Casas comme unique représentant, cette "Cup" avait néanmoins, bien sûr, pour but de favoriser la division Junior Heavyweight de la New-Japan. Dans un esprit de compétition cordial, ce qu'elle produisit fut cependant un tournant dans l'innovation du catch in-ring et dans la représentation des catcheurs "Junior", c'étaà-dire "poids-légers" ou "poids-moyens". Suite à ce tournoi exceptionnel, le Best of Super Juniors Tournament (l'équivalent du G1 Climax de la division Junior pour la NJPW) devint un événement annuel. Surtout, les carrières de trois hommes furent à jamais modifiées. Chris Benoit (Wild Pegasus), vainqueur de ce tournoi, Eddie Guerrero (Black Tiger) et Dean Malenko s'établiront chacun durablement aux Etats-Unis, via l'ECW puis la WCW, devenant les poids-lourds d'un nouveau genre - plus technique, plus agile et plus "petit". C'est dire l'impact mondial et historique de ce tournoi sur l'état de l'art technique et globalement stylistique du catch.
Inaugurer un titre de championnat avec prestige
Quand en 1979, la WWF/E a voulu établir un titre de championnat secondaire fort - l'Inter-Continental Championship - elle a prétendu que Pat Patterson l'avait remporté à Rio de Janeiro, au Brésil, en unifiant son North-American Championship avec l'inexistent South-American Championship au terme d'un tournoi n'ayant jamais eu lieu. Ce mensonge de naissance d'un titre aussi prestigieux et historique que l'Inter-Continental Championship de la WWE démontre la puissance, ne serait-ce qu'évocatrice, de la formule du tournoi dans l'imaginaire collectif. Comment renier un champion quand celui-ci à remporter son titre au terme d'une compétition rassemblant plusieurs catcheurs, qui plus est, de différents pays ? "Que le meilleur gagne" comme on dit, c'est la loi de la jungle et son roi en est le champion - le meilleur d'entre nous.
Nombreux sont les titres de championnat encore actifs aujourd'hui qui résultent d'un tournoi inaugural. L'UK Championship cité plus haut en est un. Le nouveau Cruiserweight Championship de la WWE en est un autre : il fut inauguré en 2016 au terme du Cruiserweight Classic, un tournoi dantesque confrontant des poids-légers du monde entier, dont le Français Clément Petiot (aka Tristan Archer). En mélangeant des talents indépendants de différents pays du monde sous une bannière de haut niveau in-ring, la WWE avait réussi à orchestrer une compétition passionnante et au "booking" d'un réalisme surprenant de sa part (une émission comparant la strcuture même des matches à venir, les procédures arbitrales systématiques à la fin et au début de chaque match, la présentation de chaque catcheur sur un pied d'égalité et en fonction, non pas d'un personnage ou d'un passif, mais d'un pays, etc).
♦ A LIRE : Retour sur le Tounoi des Poids-Lourds ♦
Dans le même acabit, la NJPW a réussi à marquer le coup en 2017 quand elle a programmé ses premiers shows en solitaire sur le sol américain - le doublet G1 Special in Long Beach. En deux soirées consécutives, elle est parvenue à couronner son tout-premier champion IWGP poids-lourd des Etats-Unis dans un tournoi à élimination simple remporté par Kenny Omega. Ce dernier, ayant alors raté une nouvelle opportunité au titre de champion poids-lourd IWGP de Kazuchika Okada, a été ainsi revigoré et présenté comme l'emblème de l'expansion internationale de la New-Japan, rendant la nouvelle ceinture rouge qu'il porterait pour les six prochains mois à venir d'autant plus prestigieuse.
Enfin, concernant le circuit du catch indépendant et contrairement aux deux exemples précédants, l'EVOLVE a réussi le pari d'établir un nouveau titre de championnat dont le prestige de départ (certes, moindre en comparaison) s'est maintenu depuis. En janvier 2016, l'EVOLVE Tag Team Championship naissait à la suite d'un triplet de shows réunissant des équipes établies comme les Bravado Brothers ou Team Tremendous et des duos atypiques tels que Sami Callihan & Zack Sabre Jr., Chris Hero & Tommy End et les vainqueurs, "l'all-star team" de Johnny Gargano & Drew Galloway. Deux ans et demi plus tard, ces titres de champions par équipe restent inhérents à la structure des shows d'EVOLVE, portés avec brio par le Doom Patrol (Chris Dickinson & Jaka) ou des stars montantes comme Anthony Henry & James Drake.
Exploiter et progresser une rivalité
Un tournoi peut aussi servir de nouveau contexte pour développer une rivalité impliquant plusieurs participants à la dite compétition. Qu'ils soient destinés à s'affronter dès le départ ou non. Qu'ils s'affrontent sur le ring ou désordonnent le cours de la compétition en intervenant dans le match de l'un ou de l'autre. Et ce, surtout dans le cas d'une rivalité personnelle, passant outre les règles, la morale et le respect de l'ordre. Le tournoi donne une nouvelle dimension à la rivalité. Soit il magnifie son caractère incontrôlable dont les individus devront subir les conséquences (suspension fictive, nouvelles relations tendues avec des catcheurs ayant souffert des dommages collatéraux ou même changement de réactions des fans) et dont le promoteur/"booker" se devra de précipiter son arrêt par un Grudge Match quelconque ; soit il ajoute un argument de plus pour l'un ou l'autre des rivaux si l'un a battu l'autre ou si l'un a remporté le tournoi et son prix et pas l'autre.
En 2011, la PWG a joué sur l'une de ses possibilités pour continuer la rivalité trans-promotionnelle opposant El Generico à Kevin Steen. Toujours fictivement suspendu par la Ring of Honor suite à sa défaite contre 'The Generic Luchador' (lui-même absent des rings depuis lors) à Final Battle 2010, Kevin Steen n'arrivait pas encore à forcer la ROH à le ré-intégrer. Il avait besoin de lâcher sa frustration et sa colère sur son ennemi juré, El Generico, et la seule plateforme qui lui en donnait le moyen était la PWG. Pour commencer, la promotion Californienne les réunit dans son tournoi annuel estival, le Battle of Los Angeles Tournament.
Pendant toute la durée du tournoi, en simple élimination et tenu ici en un seul show, les deux hommes se sont répondus par matches interposés - Steen lançant notamment un doigt d'honneur à un petit garçon portant un masque d'El Generico. Au final, comme un signe du destin, la finale opposa Kevin Steen et El Generico dans un combat brutalement personnel. Vainqueur de son arch némésis, El Generico obtint de plus une opportunité au championnat du monde de la PWG ... détenu par Kevin Steen. En conséquence, les deux rivaux s'affrontèrent quelques mois plus tard dans un Ladder Match à Steen Wolf, l'un des shows les plus appréciés de l'histoire de la PWG et certainement celui qui participa à créer sa réputation actuelle.
Réaliser l'imprévu et ses conséquences
C'est dans la contrainte que la vraie créativité s'exprime. Ainsi, en suivant une formule structurée comme un tournoi, il est parfois possible de tenter l'imprévu ou l'impossible - d'un point de vue de cohérence de "booking" - sans peur du non-sens. Dans le cadre d'un tournoi, deux catcheurs de deux niveaux différents ("low-card" vs. "mid-card" ou "mid-card" vs. Main-Event par exemple) peuvent très bien se rencontrer sans désordonner complètement la hiérarchie d'un roster. Pour un tournoi solo, deux partenaires peuvent aussi bien s'affronter sans besoin d'un "heel-turn" de l'un ou de l'autre à l'avance. Et, cerise sur le gâteau, de telles imprévues sont capables de modifier la composition même du roster, la perception des fans envers certains catcheurs et même induire de nouvelles narrations.
La version compétitive de ce phénomène se retrouve souvent au cours du G1 Climax de la NJPW. Tournoi "round-robin" éprouvant rassemblant les meilleurs catcheurs poids-lourds de la compagnie, champions y compris, il rend tout à fait concevable qu'un champion invincible puisse être vaincu par un "mid-carder". Ce fut le cas l'an dernier lorsque EVIL a battu le champion Kazuchika Okada ou, plus récémment, quand Tomohiro Ishii a vaincu le champion Kenny Omega. Ces vainqueurs plus ou moins incongrus s'octorient de facto un match de championnat plus tard contre le champion vaincu. Ce principe permet une variété de matches de championnat, un renouvelement de la "title picture" et parfois même des changements de titre surprises mais cohérents.
Au niveau narratif, le meilleur exemple de la valeur d'un tournoi dans la réalisation d'un imprévu reste la magnifique rencontre opposant Johnny Gargano à Tommaso Ciampa, formant ensemble l'équipe DIY à NXT, lors du Cruiserweight Classic. Depuis leur arrivée en duo à la WWE, les deux amis ne s'étaient jamais affrontés ni n'avaient goûtés d'une victoire en solo. Le CWC leur donnait à chacun cette chance, malheureusement l'un allait devoir passer sur le corps de l'autre pour arriver en finale. Dans une première rencontre épique, Johnny Gargano dut passer sur le corps du 'Sicilian Psychopath' pour ce faire. A cet instant, ce dernier le pardonna mais nul doute que cette première blessure fut la première goutte d'eau d'une longue série qui déborda le vase de leur amitié deux ans plus tard.
Produire un événement annuel majeur
Pour finir, en raison de tous les arguments précédents, la formule du tournoi est parfaite pour offrir un événement majeur, récurrent ou non. Peut-être la moins adepte des tounois de toutes, la WWF/E l'avait elle-même comprise avec The Wrestling Classic - son premier show exclusivement diffusé en Pay-Per-View - puis avec la version annuelle du King of The Ring Tournament de 1993 à 2002.
L'apport en réalisme, prestige et historicité que cette formule prodigue s'est dépeinte - et dépeint encore - sur le catch japonais traditionnel présenté aujourd'hui par la NJPW, l'AJPW ou la Pro-Wrestling NOAH. Pour preuve de son efficacité, la New-Japan tient encore chaque année au moins cinq tournois : la New-Japan Cup en février-mars, le Best of Super Juniors Tournament en mai-juin, le G1 Climax en juillet-août, le Super Junior Tag Tournament en octobre-novembre et la World Tag League en novembre-décembre. Parmi eux, le G1 Climax est devenu son plus grand événement annuel à travers le monde, en fournissant les meilleurs matches de l'année, année après année.
Et même pour des promotions davantage portées sur le divertissement sportif, comme la PWG ou la Chikara, leurs tournois - respectivement BOLA et King of Trios - restent des événements d'importance à part entière dans le monde du catch.
What I Liked This Month : Les Matchs du Mois - édition août 2018
Le 08/09/2018
Comme vous vous en doutez, le mois d'août a été dominé par un nouveau G1 Climax d'une splendeur extraterrestre. Mais fort heureusement, une fois la compétition terminée, le reste du monde s'est vengé : NXT nous a proposé la conclusion d'une belle rivalité en équipe et l'Irlandaise OTT, un match de championnat titanesque !
♦ Découvrez le reste des matches à voir du NJPW G1 Climax 28 ♦
Kenny Omega vs. Tomohiro Ishii - NJPW G1 Climax 28 Block B Match (NJPW G1 Climax 28 – Day 14 – 04/08/18 – Osaka, Japon)
A chaque fois que Tomohiro Ishii et Kenny Omega se retrouvent, on sait toujours que la qualité va être au rendez-vous. Ce match n'a sûrement pas fait exception.
Le match a commencé assez normalement avec quelques provocations d'Omega envers Ishii - ce qui est loin d'être une bonne idée face au 'Stone Pitbull'. Ishii était égal à lui-même : toujours prêt à encaisser le plus de coups possibles, aboyant dans la face de son adversaire à coup d'avant-bras en retour. Après plusieurs minutes plutôt calmes, le match est passé à la vitesse supérieure et à alors atteint de véritables sommets jamais vus encore avant entre ses deux hommes. Ishii semblait de plus en plus résistant peu importe les multiples genoux qu'il se prenait dans la tronche - il allait encaisser et revenir de plus en plus fort.
Sa victoire paraissait de plus en plus probable comme on pouvait lire la surprise dans les yeux d'Omega. Le One Winged Angel n'est pas passé et même un Brainbuster emprunté à son adversaire n'a résulté qu'en un compte de 1. Finalement, c'est cette même prise qui a donné une victoire bien méritée au vétéran de CHAOS, au terme d'un des meilleurs matches de ce G1. Ce dernier est ainsi devenu le premier homme à battre le champion au cours de ce tournoi et a s'octroyer, par la même occasion, un IWGP Heavyweight Championship Match. Et cette fois-ci, pas question d'abandonner cette opportunité, comme il l'avait fait en respect pour son leader de clan, Kazuchika Okada il y a deux ans ! A voir si Omega et Ishii réussiront à se surpasser une nouvelle fois la semaine prochain à Destruction 2018 in Hiroshima !
Kazuchika Okada vs. Hiroshi Tanahashi – NJPW G1 Climax 28 Block A Match (NJPW G1 Climax 28 – Day 17 – 10/08/18 – Tokyo, Japon)
Le légendaire Nippon Budokan, théâtre des plus grands chefs d'oeuvre de l'AJPW et de la Pro-Wrestling NOAH (Kenta Kobashi vs. Mitsuharu Misawa et Toshiaki Kawada vs. Mitsuharu Misawa en tête), a enfin accueilli l'une des plus grandes rivalités que le catch ait connu. Depuis leur dernier match face-à-face à Wrestling Dontaku 2018, peu de choses avaient changé pour Hiroshi Tanahashi mais l'inverse se vérifiait pour son rival historique, Kazuchika Okada. Depuis la perte de son précieux à DOMINION, Okada s'est véritablement relâché et, de la plus excentrique des manières - s'amenant en t-shirt et ballons enfantins sur le ring. Okada allait-il retrouver son ancien soi et battre Tanahashi ? Tanahashi allait t-il pouvoir battre à nouveau son rival ?
Le schéma de ce match a montré complètement le parcours des deux hommes depuis leur dernière rencontre. Il a mis en valeur un Tanahashi toujours confiant, qui a plutôt dominé le match, et un Okada ailleurs et douteux. Tanahashi a bien embêté Okada dans ce match en se concentrant sur son genou droit, son ancienne tactique de prédilection face au 'Rainmaker'. L'ancien champion poids-lourd, quant à lui, est revenu plusieurs fois dans la course ... avant que sa remontée soit interrompu par son adversaire. Même si Okada avait montré des signes de son ancien soi vers la fin de ce tournoi, ça ne pouvait être assez pour espérer dominer à nouveau les sommets de la New-Japan. Pour preuve, il n' est justement pas du tout arrivé à placer son Rainmaker en fin de match. Tanahashi était encore trop résistant, esquivant chaque tentative et éloignant davantage son éternel némésis de la victoire, surtout à mesure que la limite de temps réglementaire approchait. Mais même Tanahashi n'est pas arrivé à le faire plier - même avec un Roll-Up sorti de nulle part.
Tel leur affrontement au G1 Climax 26, l'issue de ce match s'est résumé en trois mots : Time Limit Draw. Car le G1 Climax n'est pas juste un tournoi fait de superbes matchs intenses, dramatiques et énergiques : c'est aussi un tournoi stratégique. La défaite de quelqu'un dans un autre match peut très bien envoyer quelqu'un d'autre plus loin. Ainsi, le dangereux Jay White ayant été écarté plus tôt par EVIL, Hiroshi Tanahashi a fini vainqueur de ce Bloc A sans même battre 'The Rainmaker'. Une semi-dette que 'The Ace' payera bientôt à Destruction 2018 in Kobe...
Tomohiro Ishii vs. SANADA – NJPW G1 Climax 28 Block B Match (NJPW G1 Climax 28 – Day 18 – 11/08/18 – Tokyo, Japon)
Penser que, sous prétexte qu'ils n'avaient plus aucune chance de remporter le tournoi, Tomohiro Ishii et SANADA n'allaient pas se donner à 100% l'un contre l'autre serait mal connaître ces deux lascars !
L'athlétisme et la vitesse de SANADA ont dû rivaliser face à la ténacité et l'explosivité du 'Stone Pitbull'. Mais sous-estimer SANADA dans ce match aurait été une erreur : ce dernier a rendu les coups d'Ishii avec quelques grosses Uppercuts et Lariats, lui empruntant même sa Sliding Lariat lui renvoyant l'ascenseur après s'être vu appliqué son propre Skull End. Ishii ne s'est pas géné non plus pour utiliser un Shinning Wizard sur SANADA – élève de Keiji Muto, inventeur de ce coup.
En conclusion, les deux hommes nous ont offert un match très compétitif, chacun puisant dans leurs limites, ne serait-ce que pour finir le tournoi sur une note positive. Si SANADA a de nouveau briller au cours de cette compétition, c'est bien au "MVP" de ce G1 Climax 28 qu'est revenu la victoire !
Kota Ibushi vs. Kenny Omega – NJPW G1 Climax 28 Block B Match (NJPW G1 Climax 28 – Day 18 – 11/08/18 – Tokyo, Japon)
Kota Ibushi vs. Kenny Omega, à la NJPW : c'est fait ! Après tant d'années et de teases, nous l'avons enfin eu. Aucun autre match de ce tournoi ne partageait une attente aussi gigantesque et un passif aussi riche. Pour rappel, Ibushi est la principale raison pour laquelle Omega a fait du Japon sa maison. Plus récemment, on peut dire qu'il est même l'une des raisons pour lesquelles il est enfin détenteur du titre de champion poids-lourd IWGP et seul et unique pourfendeur du règne de 720 jours de Kazuchika Okada.
Je regrette tout de même personnellement la position de ce match tant, comme l'a déclaré Kota Ibushi lui-même après l'annonce de ce match, il avait davantage sa place en finale du tournoi ou à WrestleKingdom. Mais bon, comme on dit : j'm'plains pas !
♦ A LIRE : Comment le catch raconte une histoire en 2018 ♦
Evidemment, les deux Golden Lovers se connaissent excellemment bien. Ce match a donc compté sur son lot de contres et d'esquives. 'The Cleaner' a même réussi à prendre l'ascendant en début de match après avoir stoppé Ibushi dans sa tentative de Golden Triangle Moonsault pour lui planter la nuque sur le bord du ring avec un Implant Piledriver ! Il était certain que les deux hommes n'allaient pas se faire de cadeaux. C'est la raison pour laquelle Ibushi redoutait un autre match contre Kenny, craignant d'aller encore plus loin qu'en 2012 où "ils ont failli mourir". Pour reprendre l'avantage sur l'actuel champion, 'The Golden Star' a ressorti un coup rarement porté, un Moonsault Knee Drop, histoire de bien montrer à Omega et à son sternum qu'il comptait bien le battre à nouveau. Les deux se sont échangés de vilaines politesses par la suite : Poison Hurricanrana en contre du One Winged Angel, Diving Double Foot Stomp, etc. Même le "tueur de dieux" d'Ibushi, son Kamigoye, n'a pas eu raison de la 'Best Bout Machine' ... mais un deuxième, la pointe du genou exposée, a suffi à soumettre son meilleur ami.
Comme leur match précédent au Nippon Budokan, les Golden Lovers ont sorti les grosses munitions qu'importe le prix. Malgré tout, on a senti qu'artistiquement, les deux en retenaient un peu ... Peut-être en prévision d'une revanche à un futur WrestleKingdom ? Ce match épique a certainement bien retranscrit l'histoire qui a continué de lier les deux hommes tant d'années après leur dernier clash. Et j'espère que nous n'avons pas fini de les voir se détruire pour notre plus grand plaisir.
Kota Ibushi vs. Hiroshi Tanahashi – NJPW G1 Climax 28 Finals (NJPW G1 Climax 28 – Day 19 – 12/08/18 – Tokyo, Japon)
L'heure fatidique était arrivée Après 19 jours de compétition éreintantes pour Hiroshi Tanahashi et Kota Ibushi, il était temps de conclure ce "Grade One" Climax et de déterminer qui se retrouverait - à nouveau ou pour la première fois - dans le Main Event de WrestleKingdom 13 pour peut-être devenir le nouveau champion poids-lourd IWGP. L'heure de savoir si Tanahashi allait tenir sa promesse de revenir plus fort après sa défaite en finale de la New-Japan Cup survenue plus tôt cette année ; ou si Ibushi allait enfin connaître sa plus grande victoire à la NJPW après des mois de doute et d'errance ailleurs. Et avec une "étoile dorée" sur le logo de WK13, les théories allaient bon train !
Le prestige et l'historicité de cette finale commençaient déjà renforcés par la présence de Katsuyori Shibata venu soutenir son nouvel ami Hiroshi Tanahashi. En comptant Kenny Omega du côté d'Ibushi, c'était alors un match entre deux générations opposées qui se profilait : celle de Tanahashi et Shibata, deux catcheurs de la même classe de "young lions" de 1999, qui a connu les pires heures de la New-Japan et ce lle d'Omega et Ibushi, les deux anciennes stars de l'indépendante DDT et nouveaux joyaux de la NJPW depuis les années 2010.
Tanahashi a débuté en se concentrant sur la jambe d'Ibushi avec quelques torsions et ses fameux Dragon Screw Legwhips. Malgré un magnifique contre d'Ibushi avec un Double Stomp sur le bord du ring, Tanahashi n'a pas abandonné le travail sur la jambe pour autant. Kota ne s'est pas laissé faire en exécutant un Asai Moonsault depuis l'intérieur du ring. Dépassé techniquement, Tanahashi a baffé son adversaire, le sortant littéralement de ses gongs, matraquant Tanahashi à coups d'Open Hand Palm Strikes et le coincant dans le coin. Je suis particulièrement fan de ce côté agressif, presque psychopathique d'Ibushi, un côté dont je suis particulièrement fan.
Après cela, il n'y avait plus de retour en arrière possible. La tension, l'intensité ne retomberaient plus. Tanahashi a enuite poussé Ibushi à y aller plus fort. Une image saisissante quand on sait ce que pense 'The Ace' d'Ibushi - lui qui a toujours eu à coeur de le pousser dans ses derniers retranchements pour devenir le catcheur qu'il aurait toujours dû être. Une séquence dingue s'en suivit se finissant sur une Lariat dont seul 'The Golden Star' a le secret. Il a enchaîné avec encore mieux : une énorme Swan Dive Deadlift German Suplex suivie d'une Last Ride Powerbomb l'amenant très proche de la victoire. Mais jamais il ne faut donner Tanahashi perdant : toujours capable de trouver une faille chez son adversaire, il a continué à la limite de l'épuisement pour clouer le valeureux Ibushi d'un dernier High Fly Flow !
Quel match encore entre les deux, peut-être bien leur meilleur, surtout après ces dernières minutes épiques, gonflées à bloc de drame et de suspense. Résultat : une autre finale du G1 mémorable qui nous rappelle encore à quel point ce tournoi est fantastique. Je suis déçu évidemment de voir Kota Ibushi perdre encore aux portes du sommet, mais Tanahashi mérite complètement un dernier Main-Event à Wrestle Kingdom qui plus est dans un duel plus frais face à Kenny Omega.
The Undisputed Era (Kyle O'Reilly & Roderick Strong) © vs. Moustache Mountain (Trent Seven & Tyler Bate) – NXT Tag Team Championships Match (NXT Takeover: Brooklyn 4 – 18/08/18 – Brooklyn, New York, Etats-Unis)
Après une victoire chacun, il était temps pour ces deux équipes de faire la "belle" et de se disputer une dernière fois le titre de meilleure équipe sur le circuit !
Prêtes à nouveau à en découdre pour les titres, les deux duos ont commencé en trombe directement, se préoccupant peu des règles du catch Tag Team. Ici, peu d'ultra-domination physique de la part d'Undisputed Era comme lors de leur dernière rencontre : la jambe de Tyler Bate a été certes la cible de Strong & O'Reilly à plusieurs reprises, mais cela lui a posé moins de problème. N'en déplaise à Trent Seven qui a voulu recréer plus tard dans le match le finish de leur dernier affrontement - "jetant l'éponge", ou plutôt la serviette chez les anglophones. Un geste bien moins naturel ici que lors de leur dernier match. Mais heureusement pour eux, Bate était moins handicapé par la détermination de The Undisputed Era. Ce qui a donné plus d'occasions au duo Britannique d'espérer retrouver leurs titres. En fin de compte, les efforts de Moustache Mountain se sont avérés hélas encore insuffisants face à un combo O'Reilly/Strong trop préparé, intervenant souvent pour briser les efforts de Bate ou Seven. Même un combo Knee Drop-Burning Hammer sur O'Reilly n'a pas été pas assez, obtenant un énorme "kick out".
Néanmoins, les perdants ont encore une fois prouvé toute l'étendue de leur talent dans ce superbe "opener" qui n'aurait certainement pas fait tâche en Main-Event et qui conclut cette magnifique trilogie de match face à The Undisputed Era et rejoint les grandes séries d'excellents matches Tag Team à NXT avec The Revival vs. American Alpha et The Revival vs. DIY.
Jordan Devlin © vs. WALTER – OTT World Championship Match (OTT Wrestlerama 2 – 18/08/18 – Dublin, Irlande)
Après 196 jours de règnes en tant que visage du catch Irlandais, Jordan Devlin devait mettre en jeu son titre contre son plus grand défi à ce jour : celui qui a brisé ses 22 mois d'invincibilité dans un match évoqué en juin dans cette chronique, l'un des hommes les plus chauds en indy actuellement et l'un des plus durs à affronter et à battre surtout - le 'Ring General' WALTER.
Mais tout d'abord, parlons de ce magnifique clip promotionnel ! Incroyablement bien réalisé et monté, il compare les coups de WALTER à ceux de Mike Tyson avec brio ! Les marques sur le visage de Sean Guinness (co-équipier de Devlin à l'OTT) après son match face à WALTER n'ont fait qu'amplifier cette comparaison. Ce "video package" montre ensuite une version fantasmée de WALTER avançant avec son armée prête à envahir le ring, l'imaginant littéralement en tant que général terrifiant. Un travail très bien fait pour "hyper" ce match et résumer son court mais très efficace "build-up". C'est sans aucun doute l'un des meilleurs clips d'avant-match que j'ai pu voir. Encore plus impressionnant surtout compte-tenu du statut de cette promotion, indépendante, quasiment seule viable localement et avec à peine quatre ans d'existence au compteur. Après l'avoir vu, difficile de ne pas ressentir cette atmosphère de "big fight feel", renforcée en plus par de superbes entrées le soir du show lui-même et appuyées par l'accueil du public à la fois hostile pour l'envahisseur WALTER et au soutien indéfectible envers son champion et répuété 'Import Killer' Jordan Devlin.
♦ A LIRE : Review Press, la sélection des meilleurs articles, podcasts et vidéos ♦
Comme annoncé, le schéma de ce match a mimiqué le mythique duel entre David et le géant Goliath. Dès les premières minutes, WALTER a complètement dominé le jeune élève de Finn Balor, totalement impuissant face au leader de Ring Kampf. Le champion s'est fait brutalisé une bonne partie du match par un WALTER très arrogant et s'offrant, en réaction, de multiples huées. Mais Devlin a réussi plusieurs fois à contrer l'omnipotence in-ring de WALTER - notamment avec un Yoshi Tonic surprenant le challenger. Ses efforts ont été malgré tout vains. Les coups puissants et la brutalité de l'Autrichien, agissant tel un "final boss" de jeu-vidéo, ont été de trop même face à la détermination du champion restant insoumis après une Gojira Clutch mais rendu K.O. par un Fire Thunder Driver. Une victoire écrasante de WALTER qui a clôturé le règne de Devlin, sous la stupéfaction du public de Dublin.
Review Press - septembre 2018 : Sélection spéciale ALL IN !
Le 06/09/2018
ALL IN : que dire de plus que ce qui n'a déjà été dit ? Après tout, c'est la rançon du pari réussi de Cody et des Bucks. Imparfait parfois dans son exécution, le show a été finalement simple et efficace dans son déroulement : les storylines de Being The Elite ont été achevés ou continués de manière cohérente, sans accroc, et chaque catcheur a été montré dans la plus belle lumière possible. Ni trop ni pas assez : juste ce qu'il faut pour faire un show digne d'une telle attente.
Et parce que les autres l'ont dit tellement mieux, je vous propose dans cette nouvelle Review Press une palette rassemblant les meilleurs articles, podcasts et vidéos sur le sujet. Et parce que l'été fut long, je laisse aussi la place au reste du monde avec un bon nombre d'articles sur l'état du monde du catch, sur les bons et mauvais côtés de la WWE et sur l'actualité du catch indépendant ... et même une vidéo sur le fonctionnement scientifique de la YouPornPlex !
ALL IN
-- Sports Illustrated a ouvert un boulevard pour ALL IN. Et ce fut non sans l'aide de son excellent chef de rubrique catch, Justin Barrasso, dans deux articles. Le premier, consacré à Kenny Omega et son avenir, fait le portrait du catcheur le plus "hypé" du monde en donnant la parole - qui plus est toujours de manière impactante - à des noms comme Jim Ross, Hulk Hogan, Kofi Kingston, Rob Van Dam, Chris Jericho et bien sûr les Young Bucks. Un portrait qui rend encore plus tendue l'attente d'une décision officielle : Kenny Omega & Cie resteront-ils hors des griffes de Stamford ?
Le second revient sur le Pay-Per-View lui-même avec les premiers commentaires, et révélations non-kayfabe de son déroulement, des trois organisateurs - Cody et les Bucks.
♦ A LIRE : ALL IN : et après ? ♦
-- Mais l'article qui illustre le mieux ce sentiment d'historicité et d'une passion magnifiée autour d'ALL IN, c'est celui de Mike Piellucci, le spécialiste catch de The Ringer. Non seulement résume-t-il tous les enjeux et le contexte derrière l'événement, mais il prend le recul des significations et des conséquences (pour certaines déjà effectives, #G1Supercard #MSG). Comme le disaient Dave Meltzer et Bryan Alvarez du Wrestling Observer dans leur review du show, "tout peut être 'over' s'il on y croit assez pour emmener les fans". Ou comme le dit encore mieux Dave Lagana (l'homme derrière la web-série Ten Pounds of Gold et la renaissance de la NWA de Billy Corgan) : "vous devez comprendre ce que le public veut vraiment. L'argent n'a rien à voir là-dedans. Le public vous soutiendra et vous suivra jusqu'à la fin du monde s'il croit en votre message et ce que vous proposez."
-- Enfin, ce que cristallise ALL IN, c'est la force et la luxuriance du catch alternatif aujourd'hui. Ce dont je relevais moi-même les premiers soubresauts il y a trois ans ici même a été bien résumé sur 411Mania : nous vivons actuellement un boom "discret" du catch mondial.
WWE
-- Reality Era, New Era, New Attitude Era, Alternative Era : les fans de catch aiment qualifier et classer les différentes époques et courants - en particulier actuels - en "ères". Et pour nommer celle que nous vivons actuellement, le tranchant Justin Ballard d'Enuffa a sans doute trouvé la meilleure formule : The F*ck The Fans Era ! Son argument ? Faire du top-guy le plus populaire un méchant et de sacrifier Seth Rollins et Dean Ambrose pour protéger le top-guy le moins populaire.
-- Mais comme se plaindre ne semble pas suffire à changer les choses - tant Vince McMahon oublie de mettre ses appareils auditifs - certains, comme Tim Kail sur Work of Wrestling, proposent eux-mêmes les changements à apporter. Dans une récente tribune, il préconise une chose tellement simple qu'il paraît abhérent que la WWE n'y est pas pensé naturellement : engager des femmes scénaristes. Ce n'est un secret pour aucun fan, une rivalité entre catcheuses à la WWE se base généralement sur des thèmes malaisants, même récemment - il n'y a qu'à voir Alexa Bliss vs. Nia Jax. Ne pas se reposer uniquement sur Stephanie McMahon (à l'esprit plus masculin et "McMahonien" que son propre mari) pourrait déjà aider selon lui.
-- Entre ALL IN, la NJPW, la ROH ou même World of Sports Wrestling au Royaume-Uni, la WWE a du pain sur la planche pour faire face à la concurrence grandissante à un niveau international. Et si elle a bien réussi son coup en Arabie Saoudite avec The Greatest Royal Rumble et s'apprête à sécuriser sa dominance en Australie avec Super Show-Down, elle devrait peut-être se méfier de la Qatar Pro-Wrestling ! Dans un superbe reportage (et oui !), nos amis de VoxCatch nous offre une immersion totale dans la vie du promoteur-entraîneur de la seule promotion indépendante du Qatar - négociations foireuses avec Alberto El Patron, y compris !
-- Quoique imparfait, la WWE essaye de se rattraper doucement concernant le traitement de Daniel Bryan en magnifiant le travail de ce dernier dans sa récente rivalité - tant attendue - contre The Miz. The Spectacle of Excess félicite particulièrement l'efficacité insoupçonnée de la cinématographie des meilleures scènes de ce scénario.
-- En parlant de narration, Tim Kail du Work of Wrestling s'attarde sur la pertinence des invités aux panels des pré-shows des PPVs/Special Events de la WWE. Selon lui, ce point pourtant complètement ignoré par le monde du catch est ce dont la WWE devrait se méfier. En effet, en intégrant ces critiques et prodcasteurs dans le kayfabe en les faisant jouer la comédie comme les autres, elle participe à l'incohérence narrative de son produit et donc à sa propre périclitation.
-- La seule chose que la WWE (au sens large) semble bien faire en ce moment, c'est une rivalité classique entre deux anciens partenaires et meilleurs amis. En même temps avec Marty Jannetty vs. Shawn Michaels, Triple H vs. Shawn Michaels ou Tommy Dreamer vs. Raven comme modèles, pas vraiment difficile de réussir cette storyline. Je parle bien sûr de Johnny Gargano vs. Tommaso Ciampa à NXT. Juste avant TakeOver : Brooklyn 4, Voices of Wrestling est revenu sur les subtilités du développement narratif de cette rivalité.
NJPW
-- En juin, la NJPW a non seulement couronné un nouveau champion du monde - en la personne de Kenny Omega - elle a aussi célébré l'arrivée d'Harold Meij au poste de nouveau CEO (aux côtés de Takaaki Kidani de Bushiroad, le proprio', et Naoki Sugabayashi, le chairman historique). Voices of Wrestling revient sur l'importance de cette décision et sur ce qu'elle souligne de la situation politico-économique du catch mondial.
Ailleurs
-- Commençons par un mot d'amour envoyé à l'intention d'une prise du catch. Oui, oui, vous avez bien lu : l'excellent JJ McGee du Spectacle of Excess a signé un article rempli de GIF et de compliments envers le Moonsault !
-- Toujours sur le Spectacle of Excess, le bien nommé John Dvorak nous fait le portrait de LA star montante de l'EVOLVE, le fils spirituel de Sabu et Mick Foley, complètement grunge dans l'âme et spectaculairemet original sur le ring, Darby Allin.
-- En parlant de portrait, chez VoxCatch, mon ancien collègue de Catch Au Quotidien et spécialiste du catch indépendant européen revient sur l'été de WALTER, le meilleur de sa carrière après avoir remporté successivement les championnats de la Californienne PWG, de la britannique PROGRESS et de l'Irlandaise OTT.
-- Cet été, juste après Best In The World 2018, Dalton Castle a enfin laissé sa ceinture et son titre de champion du monde de la Ring of Honor à l'excellent Jay Lethal. Tendinites, dislocations et autres blessures l'ont petit à petit fait ressembler à un Nigel McGuinness de 2007-2008, mais sans son règne mémorable. D'après 411Mania, c'est la faute au head booker, Hunter 'Delirious' Johnson.
-- Il y a quelques années, la Dragon Gate était considéré comme la promotion #2 au Japon. Aujourd'hui, c'est la débacle. Comme le raconte si bien Voices of Wrestling, entre le départ de CIMA pour la Chine et l'échec de la création de nouvelles stars pour remplacer les YAMATO et autres Masato Yoshino, il se pourrait qu'elle finisse par se scinder vraiment en deux ...
-- Avec Luchamania II, l'APC de Nanterre finit sa saison 2017-2018 en beauté. Nos confrères de VoxCatch la qualifient même de "meilleure saison de son histoire". Elle sera de retour le 7 octobre avec, pour invité international, l'ex-champion de la PROGRESS, Travis Banks !
-- La re-signature d'Eli Drake - 'The Namer of Dummies' d'Impact Wrestling - n'est pas anodine. C'est ce que soulève Voices of Wrestling. En effet, elle montre à quel point il est possible aujourd'hui pour un catcheur d'envisager un avenir en dehors de la WWE, donc de refuser son appel, et surtout pour un promoteur de contrecarrer le processus de macrophagie du circuit indépendant par la WWE.
-- Pour finir, The Indy Corner nous propose un retour dans le passé en présentant aux nouveaux fans de catch indépendant la "génération oubliée" des fondateurs du catch alternatif moderne : Mike Quackenbush, Super Dragon, Teddy Hart et autres Human Tornado !
Les podcasts à écouter
-- Bon nombre de podcasts - y compris celui de Dave Meltzer, cité plus haut - sont revenus sur ALL IN, mais aucun ne l'a fait mieux que Colt Cabana dans les coulisses du show lui-même avant et après. Avec son naturel habituel, Colt Cabana retranscrit l'ambiance, l'expérience et l'historicité de ce "Woodstock du catch". Avec ce podcast, on ne fait pas que le savoir, on le comprend !
Les vidéos à voir
-- La vidéo qu'il fallait absolument voir concernant ALL IN, c'était le dernier épisode de Ten Pounds of Gold. Dave Lagana a réussi à maximiser l'émotion pure qui a servi de socle à la rivalité opposant le désormais ex-champion NWA, Nick Aldis, et le nouveau, Cody (Rhodes). Cet épisode pourrait tout aussi bien être seul responsable de l'immense passion avec laquelle Cody a été accueilli et félicité à Chicago :
-- Si on a surtout évoqué le catch mexicain uniquement pour AAA TripleMania XXVI récemment, il mérite d'être rappelé qu'il est beaucoup plus diversifié qu'il n'y paraît. Vice Mexico a notamment signé un excellent reportage sur le catch "hardcore" au Mexique :
-- Le grand absent d'ALL IN, c'était peut-être lui : Matt Riddle. S'il aura encore un dernier match sur le circuit indépendant - contre Mark Haskins à PROGRESS : Hello Wembley ! - avant de rejoindre NXT, c'est plein d'émotions qu'il a déjà dit "au revoir" à son ancienne promotion mère, EVOLVE. L'occasion pour le génial Kenny Johnson pour le capter une dernière fois, la larme à l'oeil :
-- Toujours dans le registre du documentaire, et en parlant de larmichettes, la NJPW vient de sortir un nouveau documentaire se focalisant sur le quotidien de son LA Dojo et dans la psychée de son entraîneur principal, Katsuyori Shibata :
-- Showbuckle, le faiseur de vidéos narratives concernant la NJPW, est revenu en force cet été avec un portrait de Prince Devitt - aka Finn Balor à la WWE. Le premier fondateur et parrain du Bullet Club a en effet été cité comme justification première des tactiques outrageantes de Tama Tonga et de son Bullet Club OG. L'occasion pour le vidéaste de rappeler l'histoire de la création du plus célèbre "club" du catch et de son créateur :
-- Et après avoir vu tout ça, rien de tel qu'une vidéo scientifique pour se détendre, non ? Mais si, je vous assure, ça parle de Low-Blows et de YouPornPlex ! Profitez-en ensuite pour regarder les autres vidéos pseudo-scientifiques de LuchaLabs.
Le 29/08/2018
J-4. Ce samedi 1er septembre 2018 marquera l'un des plus grands jours du catch indépendant. Le jour où trois stars du circuit à l'ambition débordante et au sens aigü de l'entrepreneuriat - The Young Bucks et Cody (Rhodes) - auront officiellement relevés un simple défi Twitter : prouver au plus grand spécialiste américain de catch connu, Dave Meltzer, qu'il se trompait, que le monde du catch a changé et que désormais tout était possible ... à nouveau.
D'ores et déjà une réussite commerciale, ALL IN - et son festival Starrcast qui l'entoure - sera soit le plus célèbre et vénéré "one-shot" de l'histoire du catch soit le premier pas d'une longue série. Car, dans le monde du catch, chacun sait que "One Night Stand" ou "Once In A Lifetime" obtiennent toujours une suite. Aucune promesse ne se tient et les vedettes de Being The Elite ne seront pas les premières à en profiter. Pour preuve, les effets du succès météoritique d'ALL IN sont déjà visibles : G1 Supercard, le super-show NJPW/ROH du prochain WrestleMania Week-End au légendaire Madison Square Garden, affiche complet - une première, là aussi. Et ce, avec ou sans la bande du Bullet Club Elite qui, si elle veut en profiter un maximum, devra rester soudée et refusée une nouvelle fois les appels du pied de Stamford.
En nous basant sur ce futur proche partiellement pré-établi, quelles seront les retombés pour les rivalités et les affrontements se jouant à Chicago samedi soir ?
Pour rappel, la carte finale d'ALL IN ressemble à ce qui suit :
- The Briscoes (Jay & Mark) vs. SoCalUncensored (Frankie Kazarian & Scorpio Sky) [ALL IN : Zero Hour - Pre-Show]
- Over The Budget Battle Royal (Colt Cabana, Ethan Page, Moose, Jordynne Grace, Billy Gunn, Marko Stunt, Rocky Romero/Chico El Luchador, Brian Cage, Jimmy Jacobs, Punishment Martinez, Brandon Cutler, etc) [ALL IN : Zero Hour - Pre-Show]
- Joey Janela vs. Hangman Page
- Madison Rayne vs. Tessa Blanchard vs. Chelsea Green vs. Britt Baker
- Christopher Daniels vs. Stephen 'Arrow' Amell
- ROH World Championship Match : Jay Lethal vs. (Gagnant de l'Over The Budget Battle Royal)
- Kazuchika Okada vs. Marty Scurll
- NWA World Heavyweight Championship Match : Nick Aldis (c) vs. Cody
- Kenny Omega vs. Pentagon Jr.
- Kota Ibushi & The Young Bucks vs. Rey Mysterio Jr., Fenix & Bandido
ALL IN se veut être un show mélangeant des intrigues de Being The Elite, de la nouvelle NWA de Billy Corgan et de sa propre web-série Ten Pounds of Gold, mais surtout une représentation des beautés diverses et variées du circuit indépendant et sa célébration dans la bonne humeur. ALL IN est l'emblème de l'Attitude Era d'une nouvelle génération - de fans "hardcore" à travers un monde connecté qui participent, grâce à la célébrité de catcheurs et d'entités en dehors des limites imposées par l'implacable WWE, seule super-puissance de l'industrie.
Une telle identité est parfaite pour un "one-shot" avec autant d'historicité et de regards posés sur lui. Comment, néanmoins, envisagez d'y faire suite ? ALL IN n'est clairement pas censé conclure toutes les storylines construites et développées au fil de Being The Elite ou, pour Aldis vs. Cody, de Ten Pounds of Gold. Pourtant nombre d'entre elles y joueront un rôle essentiel.
#BookFlip : le début de la gloire pour Gordon ?
Flip Gordon - toujours pas "officiellement" prévu de catcher ou même d'apparaître durant le show - trouvera certainement un moyen de participer voire même de gagner la bataille royale et de s'octroyer un match de championnat lors du véritable show. Quels seront les causes de son apparition et surtout les conséquences ? Cody lui a toujours interdit de participer, sans doute ne sera-t-il pas fier de l'avoir vu outre-passé ses ordres.
Par ailleurs, peut-être aurons-nous même, lors de cette bataille royale, des suprises comme la participation de Chris Jericho (pour promouvoir encore un peu plus sa croisière de Rock N' Wrestling le mois prochain), de Neville/PAC tout juste libéré par la WWE ou même des Best Friends (Chuck Taylor & Trent Beretta), deux personnages secondaires de Being The Elite complètement oubliés depuis la blessure de Beretta.
♦ A LIRE : ALL IN, révolution en vue ou simple OVNI ? ♦
Memories of Murder : Page-Ryan, chapitre 3
Hangman Page, le meurtrier schizophrène pieds nus, aura sans doute affaire au retour d'entre-les-morts de Joey Ryan au terme de son match contre un autre Joey. La suite des "storylines" aura besoin d'une conclusion in-ring ultérieure. Elle pourrait avoir lieu aussi bien lors d'un show Bar Wrestling (où il n'a jamais été vraiment "mort") mais serait plus profitable - et cohérente scénaristiquement - au sein d'un éventuel séquel, ALL IN 2.
♦ A LIRE : ALL IN - Fantasy Booking #2 ♦
Passé vs. Présent, le dilemme de Jay Lethal
Le propre syndrome hallucinatoire de Jay Lethal, tourmenté par son ancien personnage de Black Machismo, perturbra certainement sa défense de titre et devra être réglée à l'avenir. Une conclusion narrative sur Being The Elite pourrait marcher mais de nombreuses autres possibilités se présentent : rendre imprévisible la personnalité de Jay Lethal - une fois lui-même, une fois Black Machismo - pendant des mois jusqu'à, par exemple, le forcer psychologiquement à laisser la place à une seule personnalité au travers d'un match capital. Là encore : parfait pour un éventuel ALL IN 2.
♦ A LIRE : ALL IN - Fantasy Booking #1 ♦
Aldis vs. Cody : la première saga de la nouvelle NWA
Enfin, avec l'annonce du premier show NWA à part entière promu depuis des lustres - NWA 70th Anniversary fin octobre -, on sent bien que la rivalité Nick Aldis vs. Cody ne fait que commencer. Billy Corgan, et son comparse scénariste Dave Lagana, en ont fait leur propre projet. De mon point de vue, le plus probable serait d'utiliser la bonne vieille (et ironique) technique du "Dusty Finish" pour laisser Nick Aldis repartir ici avec sa ceinture sans faire vraiment perdre son challenger. 'The National Treasure' en ressortira d'autant plus détestable (car, malgré tout le bon travail effectué ces derniers mois par la NWA nouvelle mouture et par Aldis lui-même, il n'est toujours pas aussi "over" que son adversaire) et Cody efficace dans sa demande de rematch.
Billy Corgan tiendrait ainsi le Main-Event parfait pour son prochain show : une revanche, pourquoi pas en Steel Cage Match à l'ancienne, pour le titre de champion du monde poids-lourd NWA. Et si le tout fonctionne, Nick Aldis pourrait même s'arranger pour demander son propre rematch à ALL IN 2 !
Seul l'avenir nous le dira - et il dépendra lui-même de la direction que prendra The Elite (vers Stamford ou non) - mais tout est d'ores et déjà plus ou moins en place pour aborder la suite et construire un éventuel ALL IN 2 efficace et, peut-être, encore plus mémorable !
What I Liked This Month : Les Matchs du mois - édition juillet 2018
Le 09/08/2018
Difficile en cet été caniculaire de passer à côté du niveau catchesque qu'offre la 28ème édition du G1 Climax de la NJPW (ou plutôt, pour être plus honnête, celui des matches du Bloc B). Pourtant, alors que le tournoi est sur le point de se conclure ce week-end, il n'a pas été le seul fournisseur d'excellents matches le mois dernier : la preuve avec 205 Live et NXT de l'autre côté du Pacifique !
Mustafa Ali vs. Buddy Murphy – No DQ Match (WWE 205 Live – 03/07/18 – Omaha, Nebrasaka, Etats-Unis)
Il était temps que ces deux là règlent leur animosité dans un match avec des règles plus laxistes : après trois matches, avec une victoire chacun et un "No Contest", cette rivalité intense entre Ali et Murphy se devait de conclure en beauté.
Au fil de cette "feud", les deux "cruiserweights" nous ont prouvé qu'ils étaient deux excellents "workers", développant même une très bonne alchimie ensemble. Dès l'annonce de ce match, il était évidemment que ce nouvel affrontement serait plus incroyable encore. Sans contraintes, les deux rivaux n'ont ainsi pas perdu de temps et se sont lancés dans une baston rapide et explosive, mais non sans style - commençant directement à l'extérieur.
Le "coeur de 205 Live" et le "fléau" ont fait très bon usage de la stipulation, innovant même dans l'utilisation d'objets comme les escaliers métalliques des abords du ring. Mais les deux catcheurs ne sont pas contentés d'une démonstration stylistique, jouant leurs rôles parfaitement en montrant qu'ils étaient chacun prêts à tout pour en finir avec l'autre. Ils n'ont fait preuve d'aucune retenue, en témoigne ce Spanish Fly sur la table des commentateurs d'Ali après avoir rejoint Murphy debout sur les barricades. Des "spots" de plus en plus fous et jamais vus, un Buddy Murphy toujours très violent dans l'exécution de ses prises et dans son acharnement sur Ali, et un Mustafa Ali qui a prouvé encore une fois qu'il est l'un des meilleurs "babyfaces" au monde actuellement.
Le seul défaut de ce match, selon moi, réside dans l'excès de résistance d'Ali à la fin - alors coincés dans les cordes - aux multiples Running Knees de son adversaire. A cette exception près, ce combat restera sans doute comme l'un des plus créatifs vus à la WWE depuis longtemps !
Moustache Mountain (Tyler Bate & Trent Seven) © vs. The Undisputed Era (Kyle O'Reilly & Roderick Strong) – NXT Tag Team Championship Match (WWE NXT – 11/07/18 – Winter Park, Floride, Etats-Unis)
Après une surprenante et superbe victoire de Moutache Moutain au Royal Albert Hall - chez eux - pour le championnat Tag Team de NXT, il était temps pour eux de donner ce tant attendu rematch pour The Undisputed Era sur les terres natales du "show jaune".
Le combo O'Reilly-Strong semblait fin prêt à reconquérir leurs titres : dès le départ, ils ont attaqué violemment les anglais moustachus, pour se concentrer ensuite sur la jambe de Trent Seven qui arborait déjà une lourde protection. Cette jambe gauche a justement été le focus du match : Seven a été la cible d'O'Reilly & Strong un bon moment dans cette première partie de match.
Le "hot tag" s'est ainsi bien fait attendre pour Tyler Bate, enchaînant une fois libéré ses impétueux adversaires tel un véritable "one man team". Ce déchaînement furieux du tout-premier NXT UK champion n'a pas cependant pas duré éternellement face à deux catcheurs du calibre de Roderick Strong et Kyle O'Reilly. Heureusement, sonmentor blessé au genou fit preuve de courage et le rejoignit dans la bataille. Une erreur fatale des nouveaux champions qui sous-estimaient la hargne et la détermination des précédents propriétaires des titres. Incapable d'abandonner si vite les ceintures fraîchement remportés, Trent Seven a dû attendre que Tyler Bate jette littéralement l'éponge de sa part (ou la serviette, pour les anglophones) pour capituler. Ces dernières secondes d'hésitation étaient extrêmement dramatiques - et donc totalement jouïssantes pour les fans.
En conclusion, on a rarement eu l'occasion d'observer un match aussi dramatique dans l'émission hebdomadaire de NXT. Celui-ci constitue de plus un exemple parfait de combat où une partie du corps prise pour cible peut constituer l'élément principal d'un match et de sa tension narrative. Un affrontement qui rappelait des matches à l'ancienne avec une dynamique "heel/face" autour d'un duo désavantagé physiquement et donc en péril. Une maîtrise des mécanismes classiques qui prouve l'excellence de ces deux équipes et de leur travail ensemble !
Kota Ibushi vs. Zack Sabre Jr. – G1 Climax 28 B Block Match (NJPW G1 Climax 28 – Day 2 – 15/07/18 – Tokyo, Japon)
Kota Ibushi et ZSJ ont vraiment une alchimie particulièrement intéressante. Ils avaient déjà deux très bons matches auparavant - avec Ibushi vainqueur lors du G1 27 et Zack revanchard lors de la New-Japan Cup plus tôt cette année - mais il m'a fallu voir celui-ci pour m'en rendre véritablement compte et l'apprécier pleinement. ils ont déjà livré deux très bons matchs avant mais ces matchs manquaient un certain truc pour que je les apprécient pleinement.
Chaque fois que les deux hommes se rencontrent, ils délivrent un match d'un genre unique même pour la New-Japan. Leurs styles se confrontent et se mélangent si bien. La technique de ZSJ est contrée par l'athlétisme d'Ibushi, plus rapide et plus massif, et chacun s'est se montrer "stiff" d'une façon typiquement japonaise. omme je l'ai dis plus haut les deux ont une alchimie vraiment particulière et intéressante, ils délivrent vraiment à chaque fois un match unique pour la New Japan, leurs styles se mixent vraiment très bien.
Ce mix si particulier a atteint le niveau supérieur dans d'excellentes dernières minutes très stratégiques, dans la plus pure maîtrise des styles de chaque homme.
Kenny Omega vs. Tetsuya Naito – G1 Climax 28 B Block Match (NJPW G1 Climax 28 – Day 2 – 15/07/18 – Tokyo, Japon)
Après une première rencontre dantesque vers la fin du G1 Climax 26 - remportée par Omega - et une finale enflammée (et saluée par Dave Meltzer, lui donnant la note de 5.75/5 étoiles) lors du G1 Climax 27 - remportée par Naito -, les vainqueurs des deux dernières éditions du tournoi annuel poids-lourd de la NJPW allaient de nouveau se retrouver en 2018. Mais, pour changer, ils n'allaient pas attendre la fin de la compétition pour en découdre. Du fait de la position du match très tôt dans le tournoi comparé aux deux premiers, il y avait tout de suite moins de tension et de drame que lors de leurs précédents combats. Une défaite ne serait pas très grave tant les deux pouvaient se rattraper dans les semaines qui suivaient. Résidaient alors seulement deux enjeux : Omega arriverait-il à prendre sa revanche un an après le Sumo Hall et Naito pourrait-il s'octroyer un match de championnat futur sans même remporter le tournoi lui-même ?
Naito a perdu beaucoup de "momentum", depuis ses défaites à Wrestle Kingdom contre Okada et à DOMINION contre Jericho, et semblait plus en difficulté face à un Omega boosté par ses récentes victoires professionnelles et personnelles. Hautement compétitif, le match partait de façon assez classique avant que Naito ne réussisse à placer un Destino dans une séquence magnifique. Avec cette tournure épique que le match prit, sa position très tôt dans la compétition n'importait plus : deux des meilleurs catcheurs au monde s'affrontaient en donnant le meilleur d'eux-mêmes pour gagner. 'The Best Bout Machine' prouva notamment sa résilience avec un contre terrible au Destino en un énorme Piledriver. Malgré un soutien toujours inébranlable du public, Naito n'a finalement réussi le missile Omega en pleine ascension.
Tomohiro Ishii vs. Hirooki Goto – G1 Climax 28 B Block Match (NJPW G1 Climax 28 – Day 6 – 21/07/18 – Tokyo, Japon)
Chaque année lors du G1 Climax, on assiste toujours à un match très "stiff", avec un contenu si violent et intense qu'il marque de son empreinte le tournoi pour les années à venir. On peut citer Shibata vs. Ishii, Ishii vs. Honma ou encore Nagata vs. Ishii. Et comme vous pouvez le constater, le plus souvent il comprend ce bon vieux 'Stone Pitbull'.
Bien aidé évidemment par l'un des catcheurs les plus solides et impactants de la NJPW en la personne d'Hirooki Goto, il a là encore livré une vraie bagarre "strong-style" - dans le style historique du NEVER Openweight Championship - dans une position de Main-Event bien mérité. Peu importe s'ils étaient tous les deux membres de CHAOS, ils n'allaient clairement pas y aller mollo. Ce match a été une véritable épreuve de robustesse, aucune ne pliant sous les coups toujours plus durs de son adversaire - comme cet échange de Lariats qui couperaient le souffle à plus d'un catcheur du roster. Quoique comptant parmi les vétérans du tournoi, Goto et Ishii sont deux véritables guerriers encore capables de recevoir 5 étoiles de la part de Dave Meltzer !
Kota Ibushi vs. SANADA – G1 Climax 28 B Block Match (NJPW G1 Climax 28 – Day 8 – 26/07/18 – Nagaoka, Niigata, Japon)
Si vous me lisez régulièrement, vous savez pertinement que SANADA vs Ibushi était l'un des matches que j'attendais le plus de ce tournoi. Cette rencontre était une occasion de plus pour SANADA de prouver sa valeur et pour Ibushi de démontrer encore la sienne - comme l'a reconnu lui-même SANADA en le qualifiant de "génie".
Ce combat était de plus un "First Time Ever" entre deux catcheurs assez similaires. Sans surprise, ces derniers ont malgré tout montré une excellent alchimie dès les premières minutes - notamment, lors de l'esquive du Golden Triangle Moonsault d'Ibushi rapidement enfermé dans le Skull End de SANADA. Pour l'occasion, Ibushi a même réussi à ressortir des prises qu'il n'avait pas tenté depuis longtemps tel un "picture perfect" Asai Moonsault et un Top-Rope Hurricanrana. Seul bémol : le travail de SANADA sur la jambe d'Ibushi en début de match complètement abandonné par la suite.
Vue la qualité de cette première rencontre, j'espère véritablement qu'elle ne sera pas la dernière entre les deux hommes !
All In - Fantasy Booking #2 : Omega vs Lethal & Ibushi vs Mysterio !
Le 17/07/2018
Remplir une salle de 10 000 personnes était un pari risqué pour Cody et les Young Bucks. Surtout quand cette épreuve devait être réalisée par eux-mêmes, sans aucune fédération les aidant financièrement. Mais grâce à l'empire qu'ils ont crée autour d'eux, comme ils l'ont déclaré dans le premier numéro de la nouvelle web-série documentaire All Us, c'est en batissant une fan-base toujours grandissant qu'ils ont réussi cet exploit - une fan-base prête à tout pour soutenir leurs catcheurs favoris. Tout était une histoire de "drawing power" pour pouvoir réussir ce défi. Et ce qu'ils ont accompli n'avait jamais été fait depuis plus de vingt ans en dehors de la WWE.
♦ All In : Le "fantasy booking" du rédac' chef de The Alt ♦
Et maintenant l'attente n'a jamais était aussi grande. C'est un évènement que j'attends tout particulièrement, tant le show est hypé depuis plusieurs mois maintenant avec les Being The Elite et récemment les All Us. Surtout qu'on ne sait pas encore vraiment la carte : peut-être qu'on ne la connaîtra que le jour même comme Cody et les Young Bucks ont déclaré dans All Us. Quoi de mieux donc que d'imaginer cette hypothétique carte ainsi ?
Le trio nous vend All In comme un "sentiment" et disent que ce sera une "fête". J'espère personellement que le show et les matches ne seront tout de même pas trop relâchés pour autant. Mais si le show est efficace et fait encore plus de chiffres, il pourrait bien y'avoir la possibilité de faire d'All In un show annuel selon le désir des Bucks et Cody. Je me suis donc penché, pour cette seconde "fantasy card" de All In, pour une carte regroupant les principales intrigues de Being The Elite parmi d'autres matches qui eux n'ont pas de rapport mais qui pourraient laisser une empreinte, tout comme ce show en laissera certainement une dans l'histoire du catch indépendant !
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♦ Détails :
Annonceur : Il a été déjà annoncé officiellement que Bobby Cruise (ROH) et Justin Roberts (ex-WWE) alterneront les rôles pour présenter les matches et les catcheurs. Par ailleurs, Sean Mooney (ex-WWF) et Alicia Atout (Impact Wrestling) se chargeront des promos et interviews pour les segments "en coulisses"...
Commentateurs : De même, la table des commentateurs accueillera un trio : Don Callis (NJPW & Impact Wrestling), Ian Riccaboni (ROH) et Excalibur (PWG).
Diffuseur : Twitch, AXS TV ou Youtube.
Flip Gordon vs. Brian Cage
Contexte : Après de multiples essais ratés, Flip Gordon obtient enfin son booking pour All In de la bouche de son plus grand détracteur, Cody. Au cours des prochains épisodes de Being The Elite, Flip lui demande qui il serait censé affronter le 1er septembre sans avoir de réponse. Entre son bonheur d'être booké et la peur de l'inconnu, Flip commence à se poser des questions : d'autant plus que lors de l'épisode BTE précédant le show, Cody lui annonce qu'il aura l'honneur d'ouvrir le show !
Flip Gordon arrive donc tout souriant, ouvrant effectivement le show, même si une lueur d'anxiété se lit sur son visage. Il attend son adversaire, quand la musique de 'The American Nightmare' retentit. Encostumé comme à son habitude, Cody remercie tous les fans présents d'être venu et assure qu'il ne va pas s'éterniser. Comme Flip peut le constater, il ne sera pas lui-même son adversaire - d'autant plus qu'il est déjà occupé ce soir. Il est là simplement pour l'annoncer. Il avoue d'abord que s'il avait été booké, c'était seulement grâce à Brandi qui a réussit à le convaincre ... à condition qu'il puisse choisir lui-même son adversaire. Ce dernier n'est pas simplement un homme ... mais une machine : Brian Cage ! Cody déclare qu'il allait lui faire payer les avances qu'il avait faites à Brandi ! Il pouvait se réjouir d'être à All In, mais il pouvait être garanti qu'il n'en ressortirait pas indemne !
Narration : Lorsqe le match commence, Cage décapite direct Flip Gordon d'une énorme Lariat ! Cage est ici pour l'argent et pour faire le sale boulot de Cody. Il passe donc à tabac le frêle Flip dans les règles : Powerbombs, Superplex, multiples envois contre les barrières à l'extérieur, etc. On se demande si Flip ne regrette pas ce booking. Gordon arrive parfois à se débattre avec quelques envoies, mais se fait à chaque fois interrompre par la force de l'imposant Cage.
Après un F5 à travers la table des commentateurs, Flip se dégage malgré tout. Cage se prépare alors à exécuter sa Weapon X ... mais Gordon le renverse pour un compte de trois ultra-rapide ! Flip tient à peine debout mais il a le sourire. Malheureusement un Cage mécontent lui assène une grosse Lariat derrière la nuque et exécute sa Weapon X. Il quitte ensuite le ring sous les huées du public. Après quelques minutes, Flip, quant à lui, se relève sous les applaudissements d'un public qui reconnaît le cœur et la combativité qu'il a eu pendant tout ce match.
♦ Victoire : Flip Gordon
Street Fight : Hangman Page vs Joey Ryan
Contexte : Les Young Bucks ont tourné le dos à Hangman Page. Après de nouvelles preuves accablantes contre lui, ils ont été à deux doigts de le déprogrammer d'All In.
Page leur a cependant rappelé qu'eux aussi avait participé au "meurtre" d'une personne (Adam Cole). De plus, Joey Ryan, revenu d'entre les morts, ne saurait refuser l'occasion de se venger. C'est donc seul que Page doit affronter le revenant Joey Ryan, remonté comme jamais !
Narration : Les deux arrivent en tenue casuelle, adéquate pour un combat de rue. Joey Ryan entre le premier mais se fait attaquer par derrière par le psychopathique Page. Il l'étrangle avec sa corde fétiche et le traîne sur la rampe d'entrée. Il lui hurle : "cette fois, tu vas être mort pour de bon !". Il lui assène ensuite plusieurs coups de chaises dans le dos. Mais il se fait enfin contrer quand il tente une Suplex à l'extérieur du ring sur un tas de chaises.
Reprenant difficilement son souffle, Joey Ryan balance quelques coups de couvercles de poubelle sur la tête de Page pour le renvoyer sur le ring. La cloche sonne enfin mais Page profite que Joey revienne sur le ring pour taper la corde, lui infligeant ainsi un coup dans l'entre-jambe. Vicieux, Hangman dérouille ensuite Ryan à coups de poubelle Après un Buck Shot, il n'effectue pas le tombé, préférant rechercher sa corde pour continuer de l'étrangler. Rick Knox dit alors à Page de se calmer mais ce dernier lui met une droite à Knox et un coup dans les côtes ! Page se rend à l'extérieur pour chercher une table et l'installe à l'intérieur du ring. Il rélféchit quelques secondes, quitte à nouveau le ring pour revenir avec un sac de punaises qu'il verse sur la table.
Il se prépare alors à exécuter son Rite Of Passage depuis la troisième corde dessus quand il est interrompu par une musique, celle de la star de la série Arrow, Stephen Amell ! Il essaye alors de raisonner Page, lui faisant perdre du temps et le déconcentrant. Joey Ryan en profite pour lui asséner un Low-Blow, puis un autren avant de l'éclater sur la table avec une Superplex ! Rick Knox, mal en point, fait le compte victorieux.
♦ Victoire : Joey Ryan
Women's Gauntlet Match : Tessa Blanchard vs. Mia Yim vs. Penelope Ford vs. Chelsea Green vs. Madison Rayne vs. Britt Baker vs. Santana Garrett vs. Leva Bates vs. Mandy Leon
Contexte : En savoir plus (A noter que Deonna Purazzo, parmi les premières lutteuses à avoir été signées pour All In, a été déprogrammée suite à sa signature à la WWE récemment.)
Narration : Chelsea Green et Madison Rayne débutent ce Gauntlet Match. Après six bonnes minutes de combat acharné, c'est la plus expérimentée de deux lutteuses d'Impact Wrestling, Madison Rayne, qui l'emporte. Après avoir éliminé Green, elle élimine Mandy Leon puis Penelope Ford. Mais Madison Rayne, épuisé, laisse sa place à la moins connue mais prometteuse Britt Baker.
Cette dernière écarte, à la surprise générale, la populaire 'Blue Pants' Leva Bates et l'incontournable du circuit indépendant, Santana Garrett ! Seulement, une fois qu'entre Tessa Blanchard, les choses sérieuses commencent : elle s'impose face à Britt Baker au bout d'une quinzaines de minutes. Epuisée, elle attend une autre star de la scène indépendant et dernière lutteuse du Gauntlet, Mia Yim. Les deux femmes se livrent un affrontement dantesque, continuant même en dehors du ring. Au bout de 17 minutes, Mia Yim terrasse enfin la très résistante et ambitieuse fille de Tully Blanchard, membre d'origine des Four Horsemen.
Post-match : Yim relève respectueusement son adversaire. Blanchard accepte, semblant ravaler sa fierté ... avant de lui porter un Piledriver, une fois son dos tourné, sous une huée générale du public !
♦ Victoire : Mia Yim
Lucha Rules Match : ACH & Lucha Bros (Rey Fenix & Penta El Cero M) vs. STRONGHEARTS (CIMA, T-Hawk & Gao Jingjia)
Contexte : Pendant que le bien connu CIMA entraîne le roster de l'Oriental Wrestling Entertainment, nouvelle promotion indépendante #1 en Chine (avec qui la Dragon Gate est partenaire), son disciple, T-Hawk, a formé un groupe appelé STRONGHEARTS. Outre CIMA et T-Hawk, il est constitué d'El Lindaman, Takehiro Yamamura, les Rascalz, Zachary Wentz & Dezmond Xavier (actuels champions par équipe de la Pro-Wrestling Guerilla), ainsi que Gao Jingjia, élève de CIMA et principale star de l'OWE.
Ce groupe, bien que lié à la Dragon Gate, accepte des "bookings" internationalement : ils officient par exemple à la Wrestle-1. Même s'il reste peu probable que le groupe soit booké ici, on peut toujours rêver (c'est à ça que sert un "fantasy booking" !) et cela pourrait diversifier un peu le show (à l'image du 6-Man Tag de la Michinoku Pro à ECW Barely Legal, son premier PPV en 1997). Après tout, CIMA et T-Hawk sont bien bookés pour le Battle of Los Angeles Tournaments quelques semaines après, donc sait-on jamais : le reste de STRONGHEARTS pourrait suivre pour un match hors tournoi.
Narration : Plusieurs minutes de séquences folles de créativité in-ring sont déjà passées entre les six catcheurs : le public est chaud, il sent la fin arriver. Pentagon se fait envoyer à l'extérieur après un Dropkick de CIMA, qui en profite pour partir en Suicide Dive. T-Hawk essaye de finir ACH mais ce dernier le contre dans sa tentative de BT Bomb et exécute son combo Backbreaker-German Suplex ! Alors qu'il enchaîne avec le tombé, le jeune Gao Jingjia lui écrase le ventre avec un Springboard Double Stomp ! Fenix revient pour interrompre son tombé, puis tente un très gros Rolling Cutter mais Jingjia arrive à l'intercepter et l'envoie dans CIMA. Celui-ci exécute son Crossfire, complété par un 450° Splash de Gao Jingjia assisté depuis le dos de CIMA !
♦ Victoire : STRONGHEARTS
Marty Scurll vs. Kazuchika Okada
Contexte : En coulisses, juste avant le match, les frères Jackson essaient de rassurer Marty Scurll, stressé par son match à venir, face à un adversaire de la trempe du 'Rainmaker'. Ses amis le rassurent, lui disent qu'il mérite un match de ce calibre, ayant été la star de Being The Elite depuis son arrivée. Ce soir s'il veut battre le plus grand IWGP Heavyweight Champion de l'histoire, il va devoir être sérieux et sortir la meilleur performance possible !
Narration : Lorsque la rencontre débute, un très sérieux et concentré Marty Scurll essaye de surprendre Okada avec des techniques de "british wrestling". Le 'Rainmaker' apprend vite, s'en sort et défie du regard son adversaire - qui ne lui rend pas, de peur d'être déconcentré.
Scurll reprend le dessus et se concentre sur le cou d'Okada. Ce dernier s'en sort une nouvelle fois après un Heavy Rain et tente d'enchaîner avec son Red Ink mais il se fait attraper les doigts ! 'The Villain' les lui cassent et les piétinent avec cruauté. L'Anglais continue avec des Neckbreakers et un STF.
Okada n'est peut-être plus invincible mais il lui en faudra plus. Il renverse la situation et commence à dérouler ses combos : Diving Elbow Drop, Rainmaker Pose et ... Marty le roule dans un Roll-Up et, avant même qu'Okada n'est le temps de se relever apèrs le compte de deux, se relève et lui explose la mâchoire avec un Superkick.
Il s'apprête à l'étreindre dans son fameux Chicken Wing, sans avoir même fait sa mimique gestuelle avant, mais n'arrive pas à rejoindre ses doigts pour fermer complètement. Okada se dégage et attrape son bras pour exécuter une Rainmaker Lariat mais Marty passe en dessous et repart dans un Chickenwing qui surprend Okada, cadenassant cette fois la prise ! Après de longues secondes de suspens, Kazuchika Okada attrappe une corde forçant Marty à passer à côté de la plus grosse victoire de sa carrière. Furieux, il s'élance dans les cordes pour une Lariat finale mais son adversaire le surprend avec un énorme Dropkick ! Il enchaîne avec un Tombstone Piledriver, pour le finir avec un Rainmaker fatal qui touche sa cible.
♦ Victoire : Kazuchika Okada
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NWA World's Heavyweight Championship - 2/3 Falls Match : Nick Aldis © vs. Cody
Contexte : Constatant l'incapacité de Cody de reprendre le titre de champion du monde de la RIng of Honor pour remplir leur marché, Nick Aldis refuse de défendre son propre titre à All In. Propriétaire de la NWA, le leader des Smashing Pumpkins, Billy Corgan, ne l'entend pas de cette oreille là : s'il a trop peur de perdre sa ceinture, autant qu'il soit destitué de son statut de champion. Un champion qui n'accepte pas de défendre son titre, peu importe l'endroit, le moment ou l'adversaire, ne le mérite pas. Quand l'événement débute, l'avenir de ce match de championnat reste (officiellement) incertain ...
A l'heure prévu pour le match, Cody entre le premier aux côtés de la belle Brandi, tous deux le visage soucieux des organisateurs face à l'imprévu. Quelques secondes avant, en coulisses, Cody n'avait pas réussi à obtenir la moindre information de la part de Billy Corgan lui-même ... Finalement, après quelques minutes silencieuses gênantes, la musique de Nick Aldis retentit. Le champion est mécontent au possible, se dirigeant directement vers Cody la ceinture en l'air. Pour alléger la tension palpable, celui-ci décide de prendre la parole : il a une proposition à faire au 'Dealer'. Il a vu Aldis se pavaner pendant des mots avec cette ceinture légendaire, montrant quel fier et combattif champion il est. Un homme tel que lui, respectueux de l'histoire, serait à même de défendre son titre à l'ancienne - aux meilleurs des trois tombés ! Pris au dépourvu, Aldis n'a d'autre choix que d'accepter !
Narration : Un Cody très chaud - et opportuniste - remporte rapidement le premier tombé au bout d'une dizaine de minutes. Aldis tente de se remettre dans la course mais 'The American Nightmare' le surprend avec un Moonsault. Le public croit l'affaire réglée mais Aldis se dégage. Cody tente ensuite un Cross Rhodes mais Aldis renverse la prise et le projette contre l'arbitre. Il en profite avec un Small Package éclair réussi, sous les huées du public et un Cody très surpris.
Après plusieurs échanges et de longues minutes, un Aldis bien trop confiant se prépape à effectuer un Cross Rhodes. Cody le contre et le place lui-même - seulement deux. Il ordonne alors à son adversaire de se relever : un Bionic Elbow à la Dusty Rhodes, un Final Cut et un dernier Cross Rhodes finissent enfin le 'National Treasure' !
♦ Victoire : Cody
Kota Ibushi vs. Rey Mysterio
Contexte : Avec un retour pls que probable à la WWE sans doute à plein temps, il est probable qu'on ne revoit plus 'El Rey' ailleurs après. Alors, quoi de mieux pour l'une de ses dernières apparitions sur le circuit "alternatif", que de le mettre face au "high-flyer" le plus célèbre au Japon depuis ces 10 dernières années ?
Narration : Comme attendu, le match est très dynamique. Néanmoins, Ibushi domine un Mysterio moins habitué au gros Singles Match dernièrement. Mais c'est le sous-estimé ça, comme quand Ibushi se prépare à exécuter son Last Ride Powerbomb mais que Mysterio roule et place un Yoshi Tonic.
Une fois l'emprise du respect effacée, Kota commence à sous-estimer le luchador et se fait renverser son Last Ride Powerbomb en Yoshi Tonic ! Tombé sur la nuque, Ibushi est alors hébété et le plus expérimenté Mysterio saisit l'ouverture : il combine un Sprindboard Crossbody, obligeant Ibushi à se déporter à l'extérieur, et un West Coast Pop, à l'extérieur depuis le coin. Rey-Rey le ramène à l'intérieur pour un Springboard Hurricanrana mais la force d'Ibushi a raison de lui - il réussit à porter son Last Ride Powerbomb ! Il essaye ensuite d'envoyer Mysterio, tête la première, dans le coin avec son Lawn Dart mais Rey le contre en DDT au dernier moment pour lui écraser la tête dans le coin à sa place.
C'est l'heure du 619 ! Il réussit à envoyer Ibushi, grogui dans les cordes mais Ibushi revient et surprend Mysterio dans sa course avec une Lariat tonitruante. La moitié des Golden Lovers prépare 'El Colibri' pour son combo Running Shooting Star Press-Moonsault mais Rey arrive à placer ses genoux à temps et à le rouler pour un "nearfall". Ibushi lui assène une myriade de coups à une vitesse impressionnante mais Rey esquive son Spin Kick et le renvoie dans les cordes pour un 619 express. Il tente alors d'enchaîner avec un West Coast Pop mais Ibushi se retourne, se baisse et exécute un Pele Kick ! Il ne perd pas une minute et le finit avec son Kamigoye !
Après sa victoire, 'The Golden Star' redress un Rey Mysterio déçu qui accepte la main tendue du Japonais. Les deux posent enfin ensemble sous une ovation du public.
♦ Victoire : Kota Ibushi
NWA World's Heavyweight Championsip - #1 Contender's Battle Royal : Colt Cabana vs. Matt Cross vs. MJF vs. Joey Janela vs. Chico El Luchador vs. The Hurricane vs. Myron Reed vs. Curt Stallion vs. Trey Miguel vs. Ace Romero vs. Ethan Page vs. Brian Pillman Jr.
Contexte : Après ce match de haut acabit, rien de telle qu'une petite bataille royale pour reprendre un peu nos esprits avant de passer aux plats de résistance. Cette Batte Royal mélange des noms déjà annoncés officiellement pour le show et la convention Starrcast ainsi que quelques noms de la scène indépendante locale de Chicago.
Narration : Après les éliminations de Reed, Miguel, Stallion, Chico, Hurricane, Page, Pillman Jr. et une très dure du plus imposant Ace Romero, il ne reste plus que Cabana, Cross, MJF et Janela dans le "Final Four".
MJF - en bon opportuniste - profite que Joey Janela se soit tourné vers le public pour l'éliminer, presque instantanément, générant la colère de la majorité des fans orésents. Mais passant de trop temps à parader pour les provoquer, MJF se fait lui-même dégager par le natif de Chicago, Colt Cabana !
Il ne reste alors plus que lui et un autre vétéran du circuit indépendant, Matt Cross (alias Son of Havoc, dans Lucha Underground). Après quelques échanges, les deux hommes se retrouvent sur le bord du ring et s'échangent des coups d'avant-bras. Cross réussit à étourdir Cabana, qui s'affesse sur le bord du ring. Matt Cross monte alors sur la troisième corde et, après une hésitation, lui assène un Diving Double Stomp ! Tordu de douleur, Cabana roule sur le sol, octroyant la victoire à Matt Cross - prochain challenger du nouveau champion, Cody !
♦ Victoire : Matt Cross
Ladder Match : The Alpha Club (Chris Jericho & The Young Bucks) vs. SoCal Uncensored (Chris Daniels, Kazarian & Scorpio Sky)
Contexte : Il est désormais temps de passer au premier des deux "co-Main-Events".
SCU (... S-C-U !!!) arrivent les premiers. Comme à son habitude, Scorpio Sky déclare que "c'est la pire ville où il soit jamais allé", tandis que Kaz surenchérit et qu'un Daniels indigné avoue qu'ils sont venus ici sans même connaître leurs adversaires. Les Young Bucks débarquent alors, déclarant à SCU (... S-C-U !!!) qu'ils pouvaient se calmer : leurs adversaires, ce sont eux. Kaz leur signale qu'ils sont en nombre inférieur, et donc qu'ils allaient se faire humilier dans leur propre show et dans cette ville minable.
Matt alors dit à Kaz "wait for..." et Nick ajoute "... It !". Les lumières s'éteignent. Elles se rallument sur un Chris Jericho de dos, affublé d'une veste à l'effigie de l'Alpha Club' et assortie à celles des Young Bucks, désormais de dos eux aussi. Jericho s'empare d'un micro et annonce à Scorpio Sky (dont il écorche le nom évidemment) que ce match va être "le pire match qu'il ait jamais vécu !".
Narration : Les deux trios n'attendent pas de rejoindre le ring et s'empressent de s'échanger des coups sur la rampe d'entrée. Daniels s'empare d'une chaise mais se reçoit un Superkick de Nick et Matt enchaîne avec son Twisting Cutter depuis le bord du ring, sur Kaz. Le trio d'un soir domine pas mal les fiers Californiens du sud avec quelques prises exécutées avec les échelles. Nick effectue notamment un X-Factor sur Scorpio Sky dans le ring, pour ensuite enchaîner avec un Moonsault à l'extérieur et atterrir sur Daniels allongé sur une échelle.
SCU arrivent à revenir quelques minutes plus tard, de manière très agressive, malmenant Jericho sur le ring. Le trio s'attire les foudres du public en faisant couler le sang de 'Y2J'. C'est à cet instant que les Bucks of Jericho reviennent reprendre l'avantage : un More Bang For Your Buck sur une échelle passe très proche de la victoire. La tension est à son comble quand SCU essuient un combo Superkicks-Codebreaker. Y2Jackson décident d'en finir avec un nouveau Codebreaker de Jericho sur Kaz suivi d'un Meltzer Driver des Bucks depuis une échelle !
♦ Victoire : The Alpha Club
IWGP Heavyweight Championship Match : Kenny Omega © vs. Jay Lethal
Contexte : Nous y sommes : deux des meilleurs catcheurs de leurs fédérations respectives, la ROH et la NJPW, vont s'affronter pour le prix que Kenny Omega a si durement mérité, pour clôturer ce show exceptionnel.
C'est un Jay Lethal nouvellement champion du monde de la Ring of Honor et complètement remis de son problème de dédoublement de personnalié, qui a la chance de remporter - peut-être - le Saint Graal et d'accompagner la 'Best Bout Machine' dans ce Main-Event historique.
Narration : Les deux se jaugent pas mal en début de match - non pas que ce soit une première, ils s'étaient déjà affronté dans le tournoi pour couronner le premier IWGP US Heavyweight Champion lors du premier NJPW G1 Special In USA, en 2017.
Lethal essaye de travailler la jambe d'Omega mais ce dernier arrive à le repousser et à exécuter rapidement un Kotaro Krusher. Il chauffe le torse de son adversaire ensuite avec plusieurs Chops, mais après quelques minutes en difficulté Lethal arrive à revenir avec un Dropkick dans la jambe droite d'Omega. Jay se met à travailler dessus, mettant Omega en péril dans plusieurs soumissions et étirements de cette jambe. Il tente une Figure Four Leglock mais le champion le repousse et l'envoie à l'extérieur. Omega enchaîne bien avec un Dropkick entre les cordes pour laisser Lethal à l'extérieur. Les percussions au rythme du Terminator retentissent alors qu'Omega place son Tope Con Giro malgré des difficultés de mobilité. Il renvoie Lethal dans le ring, tente un Crossbody mais il atterrit les côtes sur le genou de Lethal, qui enchaîne avec une Lethal Combinaition. Il tente sa Lethal Injection pour en finir mais se prend un V-Trigger dans la nuque. Omega le positionne pour un One-Winged Angel mais Lethal passe par derrière et lui assène un Chop Block dans sa jambe !
Les deux se rendent donc coups pour coups. Lethal descend sur Omega avec son Diving Elbow Drop mais ce dernier a relevé les genoux : Lethal se relève de douleur et le champion en profite pour le renverser avec un Poison Frankensteiner, suivi d'un méchant V-Trigger ! Il essaye de le mettre sur ses épaules mais Lethal se bat bien. Le champion de la ROH tente un Enzuigiri mais Omega se baisse et lui met un autre V-Trigger dans la mâchoire avant d'en terminer un One-Winged Angel qui touche enfin !
♦ Victoire : Kenny Omega
Post-Match : Après cet excellent Main-Event, Kenny Omega fait son habituel discours, remerciant les fans d'être venus à ce show historique. Même s'il a été la star de ces 25 dernières minutes, il n'est pas la véritable star de ce show et celui qui devrait être le plus acclamé aujourd'hui. Il laisse ensuite les Young Bucks & Cody arriver. Ils remercient alors également le public, regardant le show en personne ou à distance, de les avoir aidé à étendre leur vision du catch indépendant. Ils annoncent qu'ils ont une dernière surprise. Cult of Personality, de Living Colour retentit alors, sous une réaction monstrueuse, pour accompagner l'entrée de nul autre que CM Punk !
Le sourire aux lèvres, il prend enfin le micro et déclare qu'il n'attendait pas un tel accueil et que cela fait du bien d'entendre une telle réaction dans SON élément. Il continue : "j'ai regardé le show en coulisses depuis le début et il faut dire qu'il a ravivé une certaine flamme en moi, quelque chose que je n'avais pas ressenti depuis longtemps. Voir tous ces efforts être récompensé par une place dans la grande histoire du catch, surtout pour deux 'self-made men' et un paireur comme Cody ...". Cody lui répond : "une certaine flamme hein ? Ca veut dire ce que ça veut dire, non ?". Punk répond ensuite sur un signe hésitateur sous les hourras de la foule !
Les Young Bucks concluent le show finalement avec de derniers remerciements, levant les bras de Punk, Cody et Omega, et iniciant un chant "All In ! All In ! All In !".