Comment le catch raconte une histoire en 2018

Le week-end dernier, le monde du catch s'est rassemblé en (très grand) nombre pour un nouveau WrestleMania Week-End à la Nouvelle-Orléans. Des fans du catch de tous les pays se sont réunis, passant près d'une semaine à enchaîner des shows du matin au soir. Une ribambelle de cartes produites aussi bien par la WWE, principale source d'attention et d'attraction, que par les différents organismes indépendants : de la Ring of Honor à la grande famille du WWN, en passant par Impact Wrestling, Lucha Underground ou encore Revolution Pro-Wrestling accueillies dans le cadre du WrestleCon. Des affiches sur-chargées et des matches de rêve à la pelle, c'était la garantie proposée par ce week-end paradisiaque pour n'importe quel passionné assez endurant.

Mais le catch ne peut s'appuyer uniquement sur de belles rencontres et une qualité in-ring "top-notch" : Shinsuke Nakamura vs. AJ Styles II en a été la preuve à 'Mania 34. Il a besoin de "build-up", de "pay-off" et de "storytelling". Traduction : il fonctionne bien seulement s'il élabore des scénarios travaillés, faits de relations cohérentes entre des personnages identifiables, afin de raconter des histoires tout bonnement captivantes.

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Actuellement, quatre histoires de ce calibre animent l'imagination des fans de catch. Toutes les quatre sont difficilement comparables : chacune se situe à sa propre échelle, possède ses propres variables et enjeux, et surtout suit son propre modèle. Innovante. Originale. Risquée. Facile. Classique. Moderne. Simple. Ambitieuse. Toutes sont très différentes mais toutes sont, à leur manière, efficaces ... et montrent ainsi comment le catch peut raconter une belle histoire. Prends-en de la graine, Papy Vinny !

 

L'ambition de Ten Pounds of Gold ravive une vieille flamme

 

"J'ai réalisé qu'il n'était pas nécessaire de créer une promotion, mais seulement de raconter des histoires." - Sam Roberts (Sam Roberts Wrestling Podcast, 28/03/2018)

 

Je l'ai réalisé moi aussi, grâce à cette web-série au budget modeste mais à l'audience grandissante. Quand elle a débuté, je l'avais décrite en ces brefs termes dans ma Review Press mensuelle :

 

"Suite à son rachat raté de la TNA, Billy Corgan (accompagné par Dave Lagana, l'ex-head writer de la compagnie de Nashville) s'est retrouvé propriétaire majoritaire de cette bonne vieille National Wrestling Alliance. Fan de catch "old-school", le leader des Smashing Pumpkins compte la remettre au goût du jour suivant un plan de plusieurs années. Cette quête presque impossible a commencé avec l'appréciable web-série Ten Pounds of Gold, s'intéressant à l'actuel champion du monde poids-lourd, Tim Storm - un professeur d'Histoire de 53 ans."

 

Billy Corgan a fait le pari de la reconstruction à long-terme autour d'une idée créative originale. Celle d'une pure et simple narration filmique, non de la renaissance d'une structure ou d'un roster mais d'une marque prestigieuse. Et pour racheter la NWA auprès des fans de catch, après plus d'une décennie de médiocrité (à l'exception faite de la série Cabana vs. Pearce en 2011-2012, à la fin controversée), il a choisi de se focaliser sur le plus important : son fameux titre de championnat du monde poids-lourd et son porteur. En l'occurence, c'est aujourd'hui Nick Aldis qui endosse le rôle du protagoniste principal - doucement réhabilité lui aussi, en tant que "heel" pourfendeur du vétéran et héros transitoire de la web-série, Tim Storm. C'est donc à travers sa "croisade", sans frontières géographiques ou promotionnelles, que ce champion-globe-trotteur nouvelle génération mène la narration - aussi bien en Chine, cette semaine, ou très probablement, à la Ring of Honor et au show All In prochainement.

 

https://pbs.twimg.com/media/DWmUFHzUMAALSBC.jpgCette narration s'inscrit dans le modèle hyper-réaliste de la série des EVOLVE Mini-Docs de Kenny Johnson, collant aux événements réels à l'intérieur comme à l'extérieur du ring, en amplifiant les personnalités et les relations des catcheurs. Pour les abonnés au WWE Network, elle peut aussi s'apparenter à une version active et dynamique (en terme de temporalité) de ce qu'offre la collection des WWE 24 - un format type documentaire très proche de la réalité souvent à la limite du franchissement du "quatrième mur" - qui n'est qu'une sous-couche de l'ensemble des réalisations créatives de la WWE, non son produit principal où s'orchestre la narration.

 

Par ce choix alternatif, Ten Pounds of Gold remplace le show TV hebdomadaire traditionnelle, tout en exploitant les mêmes filons : promouvoir la marque, ses talents et surtout leurs matches - ou plutôt, ici, le déroulement d'un règne. C'est donc en toute simplicité que Corgan, Lagana et Aldis participent au renouveau d'une antiquité, non sans modernité et ingéniosité.

 

Si son principe fonctionne parfaitement, son importance dans le paysage actuelle est mineure face au prochain exemple. Web-série hebdomadaire elle aussi, elle bouscule davantage le courant de pensée mainstream. Moins rigoureux dans son écriture et sa réflexion, ce nouveau phénomène au mode déstructuré, résultat d'une liberté d'expression créative à plusieurs voix, s'oriente néanmoins dans deux directions pragmatiques : engranger de la popularité et de l'argent.

 

Being The Elite joue avec les codes du genre

 

 

"Tu es notre meilleur personnage, Marty !" - Matt Jackson ("Finale", Being The Elite #100)

 

En premier lieu, un vlog à la Candice & Joey Show ou Kevin Steen's Weekend Escapades (eux-mêmes, des reprises du road-trip documentaire de renom, marqueur d'une époque où le circuit indépendant n'était rien de ce qu'il est devenu aujourd'hui, The Wrestling Road Diairies), la chaîne YouTube des Young Bucks et Kenny Omega s'est transformée en terrain d'expérimentation pour gimmicks puis en une véritable fiction au fil de son évolution. Initialement influencée par les diverses "storylines" impliquant ses protagonistes à la Ring of Honor ou la NJPW, tel un complément bonus pour les connaisseurs, elle est devenue la source même de ces dernières, influençant elle-même l'orchestration des shows des dites compagnies. 

 

Composée d'une trame principale en plus de plusieurs sous-histoires, elle constitue un feuilleton 2.0, une web-série où sont narrées les voyages, rivalités et relations qu'entretiennent les frères Jackson et leur univers. Car si ce produit est bien estampillé The Elite, la poignée la plus "divertissante" du Bullet Club, il tourne en vérité principalement autour d'eux : Being The Elite est leur show, leur création. Il permet de vendre leurs produits, leurs marques, leurs personnages et bientôt leur propre gala de catch, All In.

 

https://www.voxcatch.fr/wp-content/uploads/2017/10/bullet-club-being-the-elite-raw.jpgA l'image de cette identité quelque peu ambigüe, son écriture narrative ne cesse de jouer - mettant volontairement les pieds dans le plat pour ce faire - avec la confusion entre "shoot" et "work", réalité et fiction, redéfinissant même à sa guise les codes du "kayfabe". Le "kayfabe" façon Bucks est incongru, admet des éléments du réel et crée du méta (eg. la citation ci-dessus) sans vergogne. Un comportement similaire à ceux de la nouvelle génération des fans de catch sur Twitter, s'amusant de l'importance perdue du "kayfabe" à grands renforts de memes gimmickés ("Rusev Day", "Get These Hands" ou, pour un exemple plus pertinent, #FTRR) tout en soulevant son caractère indispensable à l'appréciation de n'importe quel produit catch qu'ils consomment. En cela, Being The Elite constitue une manière plus fine de faire évoluer les modalités fictionnelles que peut emprunter le catch. Et ce, à l'opposé d'innovations davantage portées sur la fiction, à l'instar des productions provenant de l'univers fantastique (et lassant) de Matt Hardy, de la parodique Southpaw Regional Wrestling, de la série-promotion Lucha Underground (qui n'évolue guère et n'apporte plus grand-chose d'innovant aujourd'hui) ou d'une série-série catch comme Netflix's GLOW ou la drôlatique mais éphémère Undisputed.

 

A LIRE : "The Ashes of Chikara" ou l'essor du catch filmique

 

Being The Elite est, en ce sens, le nouveau show de catch immanquable du moment. Mais il n'est pas exempt d'imperfections allant à l'encontre de son aspect expérimental et de sa narration déconstruite. Aussi bien dans son fond que dans sa forme, il est parfois maladroit dans sa réalisation. Par exemple, quand le point de vue choisi est celui du vlog, où l'on sait que la caméra est celle d'un téléphone utilisée pour filmer la scène, on comprend qu'elle existe donc dans l'univers présenté par les Bucks, et que celui-ci fait partie de notre réalité. Puis, l'instant d'après, la caméra devient uniquement l'oeil du narrateur, confiant des éléments fictionnelles au spectateur, et n'existe plus en tant que telle dans la diégèse (l'univers fictif de la narration). Cette transition de modes narratifs est rendue fluide, organique et finalement naturelle par le montage et la cohérence de chaque épisode mais paraît souvent approximative - ce qui risque d'interrompre la suspension volontaire d'incrédulité, ce pilier inconscient à toutes fictions, et donc au "kayfabe", nécessaire au spectateur.

Face aux problèmes posés par l'expérimentation de nouvelles idées, les grandes compagnies produisant le catch tel qu'il est regardé en grande quantité et en majorité choisissent trop souvent la voie de la complaisance. Néanmoins, les vieux ressorts classiques arrivent à fonctionner encore aujourd'hui, lorsqu'ils sont utilisés avec efficacité comme le montrent les deux exemples suivants.

La réunion des Golden Lovers, ou comment savoir profiter du timing

 

 

"Tous les sentiments reviennent d'un coup, un par un : amitié, amour, souffrance, rancoeur, trahison et finalement le pardon." - Showbuckle (The Tale of The Golden Lovers)

 

Voici un exemple typique de comment le catch est en mesure de raconter une belle histoire en utilisant le réel, en écoutant les attentes et envies des fans et en prenant en compte les idées des catcheurs. La NJPW a toujours su tirer profit des "lores", des backgrounds "kayfabes" de ses catcheurs dans leurs interactions. Ainsi, bien avant la mise en place de leur réunion (dès le G1 Climax 2017), elle a laissé Kenny Omega et Kota Ibushi avoir de rares interactions ensemble, suivant ce que conseillait de mieux le timing (notablement leur échange de regards lors du match du second face à AJ Styles à Invasion Attack 2015). Et elle a su en profiter a posteriori dans le lent "build-up" de leur réunion - se servant de leur passif (y consacrant même le documentaire ci-dessus) pour donner de l'enjeu à un événement attendu depuis si longtemps par les fans japonais (matchant presque le phénomène des Crush Gals dans les années 1980-1990s), mais incompréhensible pour certains fans occidentaux ignorant l'importance de leur relation.

 

https://cdn3.whatculture.com/images/2018/02/b40d27908639c2ec-600x400.png La New-Japan a su ainsi orchestrer une réunion cohérente et légitime dans le cadre de sa narration globale, car inscrite comme point d'ancrage de la dissolution chaotique et complexe du Bullet Club et de l’opposition Kenny-Cody-Bucks. Autrement dit, cette réunion ne paraît pas être simplement une réunion, mais la formulation d'une étape majeure de l'évolution de plusieurs personnages - du duo en question à leurs antagonistes, Cody et Hangman Page, en passant par leur entourage, Marty Scurll, les Bucks et le clan Tonga. Un coup réussi, sans avoir eu besoin d'une plateforme formalisée et régulière pour faire avancer la narration mais par petite quantité d'étapes scénaristiques distribuées avec parcimonie et efficacité au fil des mois. Cette maîtrise des dimensions multiples de cette "storyline" somme toute classique, le YouTubeur Showbuckle l'a très bien intégré et admirablement retranscrit dans sa superbe vidéo narrative - dont la fin me donne, coup sur coup, la chair de poule.

 

[NB - 17/04/2018 : Après la parution de cet article, la chaîne de Showbuckle a été "vidée" suite à une réclamation de la NJPW. La vidéo citée ici a donc été supprimée. Elle sera repostée dès qu'elle sera republiée de son côté ... 30/04/2018 : Elle a bien été ré-uploadée sur Vimeo, comme suit à ce lien.]

 

Ce qui manque peut-être à ce programme (bien qu'il ne fait que commencer !), c’est la nature plus cruelle acquise par Kenny Omega ses dernières années, en adaptation à l’abandon d’Ibushi (tel que le narre Showbuckle dans sa vidéo). Un désir de gloire et de grandeur qui pourrait aller à l’encontre de ces retrouvailles, orientées vers l’amitié et la joie de vivre et de satisfaire les fans. Tout comme la précarité des envies et la bougeotte d’Ibushi, qui n'est pas resté fidèle à certaines promotions par le passé et qui peut potentiellement provoqué une méfiance chez ce cher Omega, s'il est tenté de reproduire le même schéma à l'avenir. A voir si la NJPW réussit à traduire cela correctement dans l'évolution de cette "storyline"... Une évolution qui ressemble fortement à ce qui est arrivé à un populaire duo de NXT, DIY, dont la "feud" fratricide a été le point d'orgue de ce WrestleMania Week-End 2018 !

 

La séparation de Johnny Gargano & Tommaso Ciampa : l'exemple d'une "feud" efficace mais pas assez

 

"Tu ne briseras pas tout ce que j'ai construit. / Tu ne me briseras jamais." - CFO$ ("Rebel Heart")

 

WrestleMania 34 nous a donné droit à un excellent Charlotte vs. Asuka, à un essai narratif inédit mais bancal et décevant pour Undertaker vs. Cena et même à des entrées polluées par de la réalité augmentée. (Tenter, tester, je veux bien mais on ne dit pas "less is more" pour rien : la preuve avec l'arrivée sans musique mais huée et donc réussie de Tommaso Ciampa la veille !) A l'inverse, le soir précédent a été d'une cohérence et d'une qualité exemplaire : certains critiques l'ont d'ailleurs décrit comme possiblement le meilleur TakeOver de l'histoire ... et ce, non sans l'aide, d'un Grudge Match à l'anticipation majeure mais à la réception, selon moi, exagérée (oserais-je dire, "markisée").

 

La formule ici est "vintage". Le format de narration est traditionnel, arrangé suivant une programmation télévisuelle hebdomadaire, comportant d'autres "storylines" sans lien. Et l'histoire en est elle-même est tout ce qu'il y a de plus classique. Un duo gagne en popularité à mesure qu'il monte les échelons et fait face aux obstacles et difficultés. Puis, l'un des deux hommes, refusant de partager le "spotlight" plus longtemps, se sépare violemment de son coéquipier. Ce dernier remonte la pente sans lui, l'autre le jalouse et décide de s'en prendre à lui - l'affrontement devient alors inévitable. En somme, une version alternative du récit des Rockers, Marty Jannetty & Shawn Michaels, maintes et maintes fois repris. La blessure de Tommaso Ciampa, son absence et son envie de vengeance injustifiée grandissante n'ont fait en l'occurence que rajouter à l'anticipation de ce premier combat entre les deux anciens amis. La recette a été suivie à la lettre dans le cas du "split" de DIY, et a même profité de petites graines plantées précédemment (le match lors du Cruiserweight Classic ou le sauvetage de Ciampa par Gargano lors du Ladder Match face aux Authors of Pain) amplifiant l'émotion des sentiments exprimés entre les deux protagonistes. Mais l'équipe créative de NXT s'est arrêté là : en même temps, si ça fonctionne aussi bien pourquoi en faire plus ?

https://www.voxcatch.fr/wp-content/uploads/2017/05/gargano-ciampa-nxt-takeover-chicago.jpg Personnellement, j'ai beau avoir apprécié le match en lui-même et la première partie du "build-up" (les graines de dissension plantées çà et là), sa seconde partie et son "pay-off" ne m'ont pas convaincu. Le potentiel énorme de richesse narrative que contient cette "feud" n'a pas été exploitée à la hauteur des moyens disponibles. Pour commencer, Ciampa n'a pas de réelle motivation, originale, contre Gargano. Il le traite d'égoïste, mais jamais il n'est expliqué ou signifié en quoi ce dernier pourrait l'être. Johnny Wrestling est un "babyface" à l'ancienne, bon, morale, juste, loyal et courageux. A aucun instant n'a-t-il eu de gestes violents ou pris une décision douteuse, à remettre possiblement en question, à l'égard de son ex-partenaire. Dans cette optique, la blessure et absence de Ciampa n'est même pas utilisée : Gargano s'en est-il soucié ? A-t-il essayé de lui rendre visite ou s'est-il au moins posé la question ? Enfin, en dehors du fait qu'il s'en est pris à son tant apprécié ami et coéquipier (pour des raisons vaseuses donc), Ciampa n'a aucune raison suffisante pour être détesté de la sorte (le public de NXT n'est cependant pas impartial, et est beaucoup plus tolérant et aidant que la normale). A noter au moins qu'il aura tenu sa promesse : il avait promis qu'il deviendrait "le catcheur le plus dangereux de NXT" et il est effectivement revenu plus psychopathe que jamais et plus musclé et dangereux, physiquement, que jamais !

 

Quant à Gargano, il semble prendre les choses bien trop à coeur. Il n'hésite pas à mettre sa carrière en jeu une nouvelle fois, réagit trop rapidement et facilement par l'agression et ne doute pas vraiment des sentiments qu'il éprouve envers Ciampa. Après tout, c'est son meilleur ami. Ce n'est pas simplement parce que votre meilleur ami pète un plomb qu'il faut tout de suite s'en séparer, laisser tomber et le traiter comme un ennemi, sans penser une seule seconde à l'aider. Ciampa n'a même pas essayé de s'en prendre à sa femme, Candice LeRae - un élément de réalité, dans la relation des personnages et de leur univers, sur lequel aurait dû (et devrait, par la suite) capitaliser la narration ! Et puis, en quoi est-il "un symbole" ? Ce n'est pas très humble et modeste de la part d'un "babyface" aussi traditionnel ... En somme, ce premier "pay-off" pour Gargano semble arriver bien trop tôt. Triple H devrait se rappeler de ses précédentes créations (ie. Sami Zayn vs. Neville), réviser ses propres classiques (ie. Ric Flair vs. Dusty Rhodes) ou discuter plus souvent avec Paul Heyman de comment il avait aussi bien gérer Raven vs. Tommy Dreamer !

 

A LIRE : Tommy Dreamer vs. Raven, le chef d'oeuvre de Paul Heyman

 

En conclusion, plusieurs routes peuvent être empruntées pour réussir à engager les fans de catch dans une rivalité, un personnage, un match ou une marque. Mais quelque soit le format, le modèle ou l'ordre de grandeur sur lesquels installer une narration, il est toujours nécessaire de faire l'effort d'une réflexion emprunt d'imagination pour pousser son potentiel narratif jusqu'au bout. Les meilleures histoires sont les mieux travaillées, les mieux orchestrées, les mieux planifiées mais les mieux improvisées aussi. Et, finalement, que l'on change les codes ou non, que l'on change de format ou non, ce sont toujours ces mêmes principes qui fonctionnent et nous font vivre les meilleurs moments de catch possibles.

 

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