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EXCLU : Interview de Sturry & Ludivine de "C'est ça le catch"

Cclc

Après une arrivée prometteuse à la Fédération Française de Catch Professionnel (FFCP), Philippe 'Sturry' Marciniak l'a quitté aussi vite à la suite d'une nouvelle controverse signée Marc Mercier, le patron de la FFCP. Créateur de la chaîne YouTube qui monte dans le milieu du catch français, "C'est ça le catch", il est aussi l'animateur de l'émission radio éponyme - en compagnie de sa partenaire, Ludivine. The Alt les a interviewé tous les deux pour quelques questions :

(Vous pouvez aller sur leur chaîne YouTube et leur web radio, en cliquant sur les liens proposés)

 

Kermit Splash (Cesaro Guy) : Comment as-tu découvert le catch ?

Ludivine : Pour ma part, ma découverte du catch s'est déroulée en deux phases. Plus jeune je regardais le catch sur Canal + avec ma famille, et puis j'ai fini par complètement l'oublier. Ce n'est qu'en 2007 (avec la vague catch sur NT1) que je l'ai redécouvert et ça m'a fait comme un flash. Je regarde aussi ce qu'il se fait au niveau du catch français.

Sturry : C'est avec mon père que j'ai partagé mes premières heures de fan de catch. A l'époque, il était diffusé sur Canal + et c'est vite devenu pour moi un rendez-vous immanquable. Je devais avoir 12 ans quand je regardais des mecs comme Dean Malenko, Eddie Guerrero et Chris Jericho à la WCW. Par la suite, avec l'arrivée d'Internet, j'ai fait la connaissance d'autres fans et j'ai ainsi découvert tout un tas d'autres styles de catch à travers le monde (Japon, Angleterre, etc...). Aujourd'hui la flamme est toujours présente !

 

Quelles sont ta fédération US et ta fédération française favorites ?

Ludivine : Aux États-Unis, c'est sans aucun doute la PWG. C'est pour moi la meilleure fédé indy au monde. Elle arrive toujours à me surprendre et les performances des athlètes sont impressionnantes. En France, je dirais Ouest Catch car [les promoteurs] cherchent sans cesse à produire des shows de qualité.

Sturry : Jusqu'en 2014, j'étais très fan de ce que faisait la Tiger Pro Wrestling. Il y avait un aspect plus combatif dans les matchs. A l'heure actuelle, comme Ludivine, je dirais Ouest Catch. Ils ont de très bons tauliers pour produire les shows.

 

Quels sont tes lutteurs favoris ?

Ludivine : J'ai un peu de mal à me focaliser sur un lutteur en particulier, j'ai d'autres centres d'intérêt en dehors du catch. Pour en choisir un seul, je vais répondre Ricochet [aka Prince Puma à la Lucha Underground]. J'adore son in-ring... et aussi son physique, mais je déteste son masque à LU.

Sturry : Je ne vais pas en citer un seul, mais plutôt trois. Le premier serait Dean Malenko. C'est un excellent technicien et j'adore ce style de lutte. Le second peut faire sourire, mais j'aime beaucoup ce que fait Colt Cabana. Il a un côté fun et très polyvalent que j'admire. Le dernier, ce sera Ric Flair. A mon sens, il a révolutionné le monde du catch par son charisme. Je dis souvent de Flair qu'il « pue le charisme ».

 

Si je te dis « légende » ?

Ludivine : Le lutteur qui me vient directement à l'esprit c'est Bret Hart. Je trouve qu'il a un air touchant et j'aime le côté « familial » chez les Hart.

Sturry : Pour moi ce sera Ric Flair, pour son charisme, son in-ring, les Four Horsemen et encore un tas d'autres raisons.

 

Quelle est ta rivalité favorite ?

Ludivine : C'est une rivalité qui a eu lieu sur le circuit indy (et qui continue aujourd'hui encore à la WWE) entre Kevin Steen (Kevin Owens) et El Generico (Sami Zayn). Je suis moins fan de Steen vs Owens, mais je trouve que El Generico vs Zayn est juste hallucinant.

Sturry : Whoua ! Il y en a vraiment beaucoup. Je vais en donner trois qui « balayent » plusieurs générations. La plus récente est sans conteste la rivalité entre CM Punk et John Cena. On avait l'opposition parfaite entre l'anti-système et la star incontestée. Punk était l'équivalent de SCSA [Stone Cold Steve Austin ; ndlr] et Cena jouait le jeu à fond (pour moi c'est le meilleur lutteur des années 2000s). J'aurais voulu que cette rivalité s'achève à WrestleMania.

En faisant un petit saut dans le passé je peux citer la rivalité entre HBK et Jericho. Les deux étaient souvent comparés à distance et leur premier affrontement à 'Mania était énorme à voir.

Encore plus loin dans le passé, il y a la « feud » entre Jerry Lawler et Andy Kaufman.

 

♦  EXCLU : Interview avec Hellmer Lo'Guennec (APC)  ♦

 

Si tu devais retenir un seul moment du catch et en oublier un autre ?

Sturry : Mon moment à retenir serait sans hésiter la victoire de Lesnar à WrestleMania 30. Pendant plus de 20 ans, l'Undertaker aura écrit l'Histoire de ce PPV et au terme de son combat, on aura eu une émotion énorme pour un seul moment. Les fans ne s'y attendaient pas.

Il y a une affaire qui me dérange beaucoup dans ce sport, celle de Chris Benoit. Le mec était très doué et il aura fait beaucoup pour ce business, mais ses actes ont mis une claque à « l'industrie » du catch. C'est pourquoi j'aimerais oublier ce passage de l'histoire.

Ludivine : Il y a de cela quelques années, il y a un segment qui m'a beaucoup plus. C'était les débuts de la Nexus à RAW. Pour moi, ils étaient sept rebelles qui en voulaient ! Maintenant NXT n'a plus rien à voir avec ce qui se faisait à l'époque.

Ce que j'aimerais retirer de ma mémoire ce serait les Divas d'il y a plusieurs années. Je parle du temps où elles faisaient des combats en bikini, des chatouilles et des bains de boues entre elles. Je trouve ça frustrant pour les lutteuses et le pire c'est que le public attendait vraiment ça.

 

https://pbs.twimg.com/profile_images/703936264987398144/qhO8Kkw-.jpgPlutôt action physique ou verbale ?

Ludivine : Je vais faire simple, si je veux de l'action je regarde la PWG et si je veux voir des moments au micro je regarde la WWE.

Sturry : Je vais répondre comme Ludivine. En ce moment on ne regarde pas RAW pour le catch, mais pour le déroulement des « storylines ». A la PWG, c'est le in-ring qui est largement mis en avant.

 

Quel ton dernier grand moment d'émotion en lien avec le catch ?

Sturry : Le discours de Daniel Bryan, ce mec est un vrai passionné et tout le monde l'a ressenti.

Ludivine : Également le discours de Bryan. En seulement 5 ans, il aura remporté toutes les ceintures de la WWE (sauf celle des Divas évidemment), c'est juste incroyable.

 

Quelles sont les prises de catch que tu adores, mais que d'autres n'aiment pas du tout ?

Ludivine : J'adore les prises flashy qui ne servent à rien.

Sturry : Pour le coup il y a une prise que j'aime bien, mais que personne ne trouve crédible. C'est le coup de pouce [Samoa Spike ; ndlr] du regretté Umaga. Je trouve qu'il colle très bien à son personnage.

 

Quelle est pour toi la meilleure musique d'entrée de tous les temps ?

Ludivine : Déjà je trouve que les thèmes musicaux de la WWE sont en général bons. J'aime beaucoup celui de Edge (« Metalingus » de Alter Bridge) mais j'aime encore plus le thème de l'Evolution, car je suis une grande fan de Motorhead.

Sturry : Pour moi ce sera le premier thème de Shawn Michaels. J'aime aussi celui du 'Taker et plus récemment celui d'Asuka. Ces thèmes collent parfaitement aux personnages.

 

Que penses tu du catch par équipe ?

Ludivine : J'aime bien, les matchs sont souvent cool et bien construit. Par contre, je préfère quand il y a un équilibre entre les deux co-équipiers.

Sturry : Je suis un grand fan des Tag Team matches et je trouve que les titres ne sont pas suffisamment valorisés, ce qui est vraiment dommage. Tully Blanchard/Arn Anderson et The Rockers sont mes équipes favorites.

 

Comment qualifierais tu un mauvais fan de catch ?

Sturry : Je ne sais pas si avec le temps je suis devenu un « mauvais » fan de catch. Après tant d'années à regarder ce sport je suis devenu très analyste. Est-ce qu'un « smart fan » est un bon fan ? Je ne suis pas sûr.

Ludivine : Ce serait quelqu'un qui « ne fait pas vivre le catch ». Je vais m'arrêter là, car je n'aime pas trop émettre un jugement.

 

D’où vient le CCLC (C'est Ça Le Catch) ?

Sturry : Je dirais que c'est venu de mes nombreux trajets en tant que catcheur et c'est vite devenu un réflexe pour moi de dire ça, c'était une sorte de running gag. L'avantage c'est que l'on peut le ressortir à n'importe quel moment quand on parle de catch avec d'autres personnes.

 

Comment vous est venue l'envie de faire de la radio ?

Ludivine : Le patron de Radio Banquise et Rudy (le 3e membre de l'équipe de CCLC FM) donnaient des infos et l'actualité en lien avec le catch. Nous avons reçu une invitation de catch FM et durant la même période où N'Catch était en déclin.

Sturry : Le format audio est excellent et j'adore ce que faisait Norbert Feuillan avec la FHCA (Folle Histoire du Catch Américain) c'est le premier français à avoir fait des podcasts sur le catch. Par la suite, Rudy est venu nous proposer une nouvelle émission sur les ondes consacrée au catch. Nous étions donc deux hommes, puis Ludivine est venue rejoindre l'équipe. Elle interagit avec les auditeurs sur Twitter et nous apportes un regard féminin sur le catch, ce qui crée une certaine diversité. L'émission a eu du mal à démarrer, car nous n'avions pas les techniques pour faire de la radio. Le programme monte progressivement , car nous y mettons beaucoup d 'énergie (nous devons suivre beaucoup de shows) et grâce à la radio nous avons une diffusion plus large. A l'heure actuelle nous sommes les seuls sur les ondes FM à parler de catch.

The Frog's Chronicles #1 : La remontée de la montagne suisse

Après sa défaite au Pay-Per-View WWE Money in the Bank 2014, l'homme que l'on nomme désormais Cesaro se pose beaucoup de questions quant à la poursuite de sa carrière au sein de la compagnie de Stamford. Il pensait que devenir un « Paul Heyman Guy » lui ferait accéder à un tout autre niveau, mais il n'en est rien.

Durant 3 mois d'affilé Cesaro va perdre chacun de ses matchs en PPV (Inter-Continental Battle Royal à Battleground, match en simple contre Rob Van Dam à Summerslam et un match pour le titre des États-Unis à Night of Champions contre Sheamus). C'en est trop pour le suisse, qui se confie au Liverpool Echo pendant le passage de la WWE en Angleterre (cf : http://caq.fr/actualite/2014/10/23/cesaro-jen-ai-marre-voir-john-cena-affronter-randy-orton/).

Pendant son interview, il écorche les deux top stars de la WWE que sont John Cena et Randy Orton. Cette erreur va coûter très cher au prétendant n° 1 au titre de champion I-C. En effet, les officiels ne sont pas satisfait de sa réponse mais décident quand même de maintenir son match à Hell In A Cell  contre Dolph Ziggler. Une fois encore, c'est une défaite cuisante pour lui.

En revenant du PPV, Cesaro discute dans la voiture avec son compagnon de route, Tyson Kidd :

- Cesaro : Je ne comprendrais jamais les décisions prisent par la WWE. Malgré ce que j'ai fait pour eux, ils ne sont pas reconnaissants envers mon travail. Me faire perdre mon match sans que je fasse un seul tombé c'est complètement grotesque. Qu'en penses-tu ?
- Kidd : Ouais tu as raison, c'est vrai que c'est frustrant. Tu veux que je te dise un truc, vieux ?
- Cesaro : Vas-y.
-Kidd : Va te reposer ce soir à l’hôtel et oublie cette soirée merdique. Les choses vont s'arranger, tu es l'un des lutteurs les plus talentueux que je connaisse. Demain est un autre jour.
- Cesaro : Tu as probablement raison, merci du tuyau, bonne soirée et à demain au show.

Le lendemain matin, Cesaro se lève et allume son ordinateur pour regarder quelques messages sur Twitter. Il y en a un qui attire tout particulièrement son attention, celui de 'Stone Cold' Steve Austin. Ce dernier encourage un « push » plus important pour 'The Swiss Superman'. Mais qu'en est-il pour la WWE ?

Durant un épisode de Smackdown, Cesaro obtient une nouvelle chance au titre détenu par Dolph Ziggler dans un match triple menace incluant aussi nul autre que Tyson Kidd !
Le match est bon mais Cesaro ne remporte pas la ceinture et repart du show encore plus en colère que d'habitude. Le lendemain, il décide de prendre contact avec Triple H pour mettre au point sa situation. Hunter lui dit qu'il a raté sa chance de devenir le n°1 de la compagnie, et qu'il doit maintenant se contenter de ce qu'il a car d'autres ont fait plus de sacrifices que lui.

Les semaines passent et Cesaro arrive quelques jours avant les Survivor Series sans aucun match de prévu, sauf un. Il devra accepter de prendre par au Pre-Show contre Jack Swagger pour figurer sur la carte du show.
Le soir du PPV, le suisse subit une nouvelle défaite qui est encore plus humiliante que les précédentes.

En revenant à son hôtel, il reçoit un appel de Tyson Kidd qui souhaite faire équipe avec lui. Cesaro accepte. Les officiels de la WWE semblent d'accord avec la décision prise par les deux lutteurs. Le patron de la compagnie, Vince McMahon, avait montré son intérêt pour relever le niveau de la division par équipe. Cette nouvelle association serait idéale pour tout le monde.

Les deux nouveaux coéquipiers vont beaucoup s’entraîner au niveau de leurs mouvements en équipe qu'ils mettent beaucoup de temps à préparer en « live events ». Mais c'est bien lors de ces galas que leurs efforts vont être reconnu (cf : http://caq.fr/actualite/2015/01/15/cesaro-tyson-kidd-sentrainent-durement/).

Pendant un épisode de RAW, on annonce que l'équipe de Cesaro et Tyson Kidd vont affronter The New Day dans le Pre-Show du Royal Rumble 2015. 'The King of Swing' est interrogé dans les vestiaires suite à l'annonce de ce match. Il dit que sa chance est revenue et qu'après avoir battu Big E et Kofi Kingston au Rumble, son objectif sera de remporter les ceintures par équipes.

Lors du RAW suivant, un segment montre un employé de la WWE se dépêchant d'apporter un dossier au COO, Triple H, dans son bureau. La caméra a juste le temps de filmer les noms écrits : « Cesaro »  et « Kidd ».

Après avoir provoqué et défié les champions par équipes pendant un segment diffusé à Smackdown, (https://www.youtube.com/watch?v=3qKJQDAFF5c[/) la paire Cesaro et Kidd se retrouve au PPV Fastlane où ils vont remporter leurs matches et ainsi devenir les nouveaux champions par équipes de la WWE. Dans les vestiaires, suivant ce match, Hunter va à la rencontre des jeunes champions pour les applaudirent.

Au Smackdown suivant, les champions entrent dans le bureau de Hunter. Le canadien prend la parole :

- Kidd : Bonsoir Hunter, nous aurions une requête à te soumettre.
- Hunter : Je vous écoute.
- Cesaro : Nous ne voulons plus affronter les Usos. Ils sont trop faibles pour nous. Nous voulons plus de compétition que ces clowns tatoués.
- Kidd : Un vrai challenge pour devenir la meilleur équipe de tous les temps.
- Hunter : Vous voulez un défi ? Hein ? J'en ai un pour vous. Si vous souhaitez participer à Wrestlemania qu'il en soit ainsi et vous défendrez vos titres dans un Tag Team Gauntlet Match contre les anciens champions, les Usos, mais aussi les Prime-Time Players et enfin The Ascension.
Une réclamation ? Non ? Alors partez ! J'ai du travail ce soir.

A suivre.......

EXCLU : Interview avec Hellmer Lo'Guennec (APC)

http://www.catch-arena.com/photos/catcheurs/hellmer-lo-guennec/fiche.jpg

A l'occasion des 10 ans de l'APC (Association des Professionnels du Catch), cette fédération française de catch a tenu un gala intitulé Luchanniversary le 12 Avril dernier.
Des lutteurs venus de toute l'Europe se sont réunis afin d'offrir au public de Nanterre un show digne de ce nom.
Parmi ces talents, un catcheur a bien voulu répondre à mes questions. Il s'agit du seul et unique champion poids-lourd de l'APC, Hellmer Lo'Guennec.

Rencontre.

Kermit Splash : Comment t'es venu cette passion pour le catch ?

Hellmer Lo'Guennec : « Lorsque j'étais plus jeune, je regardais des show de catch à la télé mais j'étais juste un simple fan. Avec le temps j'ai commencé à me poser beaucoup de questions en liens avec ce sport, puis je me suis dit 'pourquoi pas tenter d'en pratiquer ?'. A l'époque je pesais 115 kg ! Ça m'aura prit beaucoup de temps dans ma préparation physique. Mon premier entraînement a eu lieu en 2011 et mon premier match en Avril 2012 (c'est assez rapide).

En parlant d’entraînement, combien de temps par semaine te prend le catch ?

J'ai déjà effectué jusqu'à 5 entraînements en 1 semaine ce qui n'est pas rien. En terme d'heures, cela représente 15 à 20 heures de catch par semaine. Ce sont les heures pendant lesquelles je m’exerce dans le ring. Il faut y rajouter celles que je passe en salle de musculation, au final presque 25 heures de sport par semaine.

Pourquoi avoir choisi ce nom de scène – Hellmer Lo'Guennec – et pas un autre ?

Mon nom de catch est venu en deux étapes. La première s'est déroulée pendant un stage de catch avec Nitro [légende de la CMLL ; ndlr]. Ce dernier m'a regardé catcher et il a dit « Hellmer ! ». Au début, je ne comprenais pas trop pourquoi il m'avait appeler comme ça. Un ami est venu me voir et m'a expliquer que Nitro trouvait que je ressemblais à Hellmer dans les Looney Tunes. Pour ma famille, ce fut un choc quand je leur ai annoncé que je garderais ce nom, mais il me manquait encore un truc. J'ai donc décidé de me trouver un nom qui ferait vendre comme le 'bagarreur de Brest' (mes origines). Lo'Guennec fait référence à un dieu celte dans la mythologie. Pour moi c'était exactement ce qu'il me fallait.

Quels sont tes prises favorites ?

Comme j'ai pu le montrer dans le ring aujourd'hui, je suis un vrai bagarreur et j'adore le style des 'strikers'. Les coups percutants sont ma spécialité. Par exemple, j'aime beaucoup mon coup de genou derrière la nuque, c'est un move que j'ai vu très peu de fois chez d'autres catcheurs. Dans le ring, je cherche toujours à être le plus productif possible. En tant que catcheur professionnel, mon objectif est sans cesse d'innover, que ce soit au niveau des prises ou bien dans le jeu avec le public.

Tu as forcément des modèles dans le monde du catch ?

Oui, bien sûr comme tout fan de catch ! Je vais en citer deux qui m'ont beaucoup marqué. Le premier est Triple H. J'adore son travail en tant que catcheur (je m'en inspire beaucoup d'ailleurs) mais aussi son implication dans le show NXT. Toute l'attention qu'il porte aux futurs talents est juste remarquable. Le second est un proche de HHH puisqu'il s'agit de Shawn Michaels. Pour moi, c'est le meilleur catcheur de tous les temps,que ce soit dans le ring, au micro ou en dehors ce mec est un vrai dieu. Son charisme est fantastique.

Quels sont tes meilleurs et pires moments dans le catch ?

C'est assez compliqué pour moi de répondre car je ne retiens pas forcément les dates. On va dire pour les meilleurs, la Guerre des Gangs 2014 et ma victoire pour le titre de l'APC le 9 Novembre 2014. Ce sont mes deux moments les plus marquants. Pour ce qui est des pires ce serait mon premier 'booking' dans un premier temps. Je me suis blessé au tibia avant de pouvoir commencer, j'étais très frustré et le dernier et bien c'est quand je manque de catch, c'est-à-dire quand personne ne t'appelle pour venir catcher. Il me manque quelque chose.

Quelle est ta vision de l'APC aujourd'hui ?

Je suis très confiant pour elle. La compagnie cherche à grandir d'avantage, c'est-à-dire à sortir de Nanterre. Le public nous connaît très bien et ce sont eux qui nous font des remarques sur la qualité de nos prestations. Si le show est mauvais ils sauront nous le dire. Notre commentateur et annonceur vedette, Célian Varini, suit le même principe. Il vient nous voir après le show pour nous dire ce qu'il en a pensé, qu'il soit bon ou mauvais il nous le dira. Son expérience nous aide beaucoup pour progresser.

Quelques mots sur le catch français en général ?

Pour commencer, il n'est pas suffisamment regardé et ce n'est pas forcément la faute des catcheurs mais souvent du public. Le spectateur doit être attiré par un catcheur qui doit vendre du rêve, c'est pourquoi le physique est très important. Si on ne fait pas d'effort, les fans ne se déplaceront pas pour voir nos shows et c'est franchement dommage. En France, les gens ne comprennent pas le principe de ce sport, ils se disent que tout est faux et que ça ne vaut pas le coup de s'y intéresser.

Question Bonus, quels sont tes catcheurs américains favoris en moment ?

Pour ce qui est de la PWG, j'aime beaucoup ce que fait Brian Cage. A chaque fois que je le vois préparer un move je me dis 'non il ne va pas le faire ?!' et au final si ! Ce mec est très doué pour son gabarit. A la WWE, j'ai deux favoris en ce moment, il s'agit de Sheamus (version 'heel') et Neville. Ces deux hommes font du très bon boulot. Petite préférence pour la nouvelle gimmick de Sheamus qui est très bonne, sauf sa barbichette mais bon ... Neville est un excellent 'high-flyer'. Enfin il reste la TNA et là encore il y a deux lutteurs qui sortent du lot à savoir Lashley et Austin Aries. Ce mec sait tout faire que ce soit contre des poids légers ou des poids lourds - son Brainbuster sur Samoa Joe [à Slammiversary X ; ndlr] m'a fait vibrer ! »